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Hesychasme: La voie spirituelle Orthodoxe Chrétienne, 2ème Partie

O Yahshua, que ton nom est magnifique par toute la terre! Mieux que les Cieux, elle chante ta magnificence. Par la bouche des tout-petits et des nourrissons tu as fondé une forteresse contre tes adversaires pour réduire au silence l’ennemi et vengeur que Tu vas détruire (Psaume 8.2).

Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra (John 11:25). Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon Nom ils chasseront les démons (Marc 16:17).

Entre autres mystérieuses et merveilleuses propriétés du Nom de « Yahshua » sont incluses la puissance et la propriété d'expulser les démons. Cette propriété a été révélée par le Sauveur lui-même en disant que ceux qui croient en Lui, en mon Nom, ils chasseront les démons (Marc 16 :17)

Note

Le sujet de cet article est religieux. Veuillez ne pas le considérer si vous n'avez aucun intérêt pour les questions de ce genre.

Motivation : au lieu de critiquer en permanence les divers enseignements religieux, particulièrement celui de l’Eglise Catholique romaine, mais foncièrement ces critiques sont adressées non pas à la « Vraie » Eglise de Yahshua en tant que telle mais plutôt au Vatican comme institution avec sa cohorte de clergés, lesquels sont plus préoccupés par le bon fonctionnement du système capitalisme que de s’intéresser à la "vraie" vie spirituelle des croyants, Le Pan African Radio Research Team (PARRT) s’est donné pour objectif de suggérer quelques recommandations à ces lecteurs qui désirent purifier leur cœur, afin de supputer à une véritable vie spirituelle.

La contenu exposé dans cette série d'articles provient exclusivement des enseignements des « les Saints du désert et le Pères éclairés » (Wakeful Fathers, en anglais) en stigmatisant les parties de leurs Ecritures Saintes que PARRT considère être d’une importante capitale et essentielles pour mener une vie spirituelle véritable. Pour d’amples détails, nous vous recommandons la lecture des diverses littératures mentionnées dans la section « sources & références » à la fin de l’article.

L'objectif de cette série d'articles est double:

Premièrement, nous espérons, d'une manière ou d’une autre, pouvoir aider nos lecteurs recherchant une vie spirituelle, à mieux comprendre la vie extérieure et la vie intérieure (outer life and inner life, en anglais). Dans la première partie de cette série, les concepts de base dudit sujet furent exhaustivement exposés. Bien qu’un résumé soit fait dans cet article afin de faciliter une meilleure compréhension de cette suite, nous vous recommandons la lecture l’intégralité du texte. Hesychasme: La voie spirituelle Orthodoxe Chrétienne, 1ème Partie
La pierre angulaire de cette partie est La puissante « Prière Yahshua », couramment connue comme la « Prière Jésus » ou la « Prière du Cœur » L'épithète « Puissant » utilisé a son mérite et l’on doit y prêter une toute particulière attention d’ores et déjà.

1 Résumée de la 1ère partie - Hesychasme, La voie spirituelle Orthodoxe Chrétienne

Dans la première et précédente partie de cette série d'articles, nous soulignions que, pour mener une véritable vie spirituelle, tout croyant devrait tenir compte et pratiquer et la vie extérieure et la vie intérieure. La première regroupe l’observation des commandements et la pratique des vertus morales, etc., tandis que la deuxième se focalise sur la surveillance de l'intellect, de la sanctification de l'esprit (avec « e » minuscule contrairement à l'Esprit du Père, avec « E » majuscule) et de la purification du cœur, qui est un préalable à la prière pure. Cependant, les deux vies sont nécessairement complémentaires pour gravir les échelles d’une vie spirituelle véritable.

Nous avons ensuite comparé l'être humain à un palais royal en se focalisant sur le rôle des quatre principales constitutions suivantes: l'âme (nous, en grec), l'esprit, le corps et le cœur. D’entre elles, celui du cœur est d'une importance particulière pour une « Personne» (en tant qu'entité physique pouvant exprimer l’émotion et l’affection) et pour la vie spirituelle (en ce qui concerne la communion avec le Tout-Puissant, notre Père).

D’autre part, nous faisions la remarque que l'être humain est doté d’une dualité, constitué de deux substances contraires (ousia, en grec), de l'âme et du corps. Il y a l’âme rationnelle et l’âme irrationnelle. L’âme irrationnelle est guidée et régie par le corps et les sens, alors que l’âme rationnelle régit et guide le corps. L’âme irrationnelle constitue l’état dans lequel l’ensemble structurel « âme-corps » s’y trouve lorsque l’être humain est déchu. Par contre, l'esprit ou l’âme rationnelle indique l’état dans lequel l’ensemble structurel « âme-corps » s’y trouve lorsque l’être humain est racheté. Ainsi donc, l'âme aussi bien que le corps peut être corporel ou charnel, mais être aussi spirituel.

Fondamentalement, chaque être humain est déchu en raison du péché originel commis par nos aïeux Adam et Eve. Ainsi, la repentance faite dans toute prière ne doit pas foncièrement être perçue comme pour le pardon uniquement d’un quelconque péché connu et commis soi-même, mais en autres, pour celui aussi qui a causé la chute de l'humanité toute entière.

Ainsi, l’un des attributs du Sauveur Yahshua est la rédemption des péchés de ceux des croyants désireux retourner dans le royaume du Père plutôt que d’être maintenus esclaves par les esprits maléfiques et rois des ténèbres. Par conséquent, la toute première condition préalable à toute vie spirituelle consiste à la purification du cœur, c'est-à-dire, à l’expulsion des démons qui l’occupent. Bien sûr que ladite purification du cœur peut s’acquérir par l’un des myriades Mystères ou opérations divines du Tout-Puissant dont la "Prière Yahshua". Cependant, peu importe par laquelle l’on procède, il faut absolument l’assistance spirituelle du Sauveur (d’où la signification de Son nom, Yahshua traduit par le Sauveur de Yah) car sans Lui aucun être de chair mortel et corruptible est capable de vaincre les ennemis et vengeurs qui sont plus forts que les êtres humains dans les cieux, sur terre et sous terre.

La vie spirituelle consiste donc à la redécouverte de l’état naturel avant la chute par la guérison de la plaie issue de la séparation du cœur et de la pensée, dont souffre l’humanité toute entière. Autrement dit, ce n’est qu’avec cette réunification du cœur et de la pensée qu’un croyant peut ainsi rentrer en communion avec le Père à travers le Fils. Le préalable est dont l’expulsion des démons du cœur car étant à son tour la condition sine qua non pour faire de la prière pure, c'est-à-dire, entre autres, se tenir au-devant du Père. C’en est de dire que, et la purification du cœur et La guérison de la plaie et l’entrée en communion avec le Père par le Fils, sont toutes, sans exception, rien que des pures actions de grâce du créateur Lui-même si bien que nul ne pourrait prétendre les obtenir par un effort actif ou revendiquer les mériter ou les avoir méritées.

Malheureusement, et c’est là le plus grand problème de l’humanité car celle-ci de par sa nature, tend vers l’égocentrisme (absorbés par les questions matérielles et préoccupations immédiates) plutôt que de pivoter sur le Père pour sa rédemption, induisant la quasi-totalité des êtres de chair à la soumission et à l’esclavage de leurs sens et à vivre dans un perpétuel état « d’oubli » du véritable destin comme enfants du Père. Les Saints Pères et les Pères du désert appellent cet état de tourbillonnement de confusion et de désaxassions « mataia merimna », un état de préoccupation avec des soucis creux, vaniteux, stérile et/ou des illusions.

En bref, l'objectif d'une ascension à une vie spirituelle est la redécouverte de la grâce divine. Le croyant qui pratique la vie extérieure, la vie intérieure et la prière purifiée doit par conséquent « retourner en soi-même » et retrouver le royaume des Cieux qui est en soi-même (le cœur purifié) pour traverser la frontière mystérieuse entre les crées et les non-crées.

Cet article traite une des myriades façons de redécouvrir la grâce divine.

2 Nécessité d’invoquer les noms corrects des divins en prière

2.1 Motivation

Il n’y a aucun doute qu’il déconseillé de déformer les noms divins en prière parce qu’une prière n’aura pas la puissance espérée si les noms invoqués des Divins sont corrompus ou pervertis. Un passage des oracles de Zoroastre nous l’apprend clairement : « Ne modifiez pas les noms d’invocation de Barbarous, car ils sont des noms divins ayant dans les rites sacrés de la puissance ineffable. »

Le prophète Jeremiah attirait déjà dans la nuit des temps l’attention sur cette pratique répandue par les prêtres, traducteurs et scribes infidèles qui consistait à retrancher le nom « Yaweh » des Écritures Saintes transmises aux générations futures. C’est donc exactement ce que l’on constate de nos jours en se référant aux diverses traductions faites desdites Écritures Saintes hébraïques en grec, puis en Latin, et enfin en l'anglais.

Comment pouvez-vous dire; nous sommes sages, Nous connaissons et appliquons la Loi de Yahweh? Voici, la plume mensongère des scribes les a falsifiées et écrit fausses!

Holy Scripture
Jéremie 8:8

C'est pourquoi, de nos jours, nous avons des noms à consonance stupide comme « Jésus », qui ne font ni l’honneur ni la gloire notre Père céleste Le Très-Haut, car ils contiennent aucune signification et intention primaire.

Lire l’intégralité de l’article en annexe :

« Comment le nom « Yahshua » devint le nom vide « Jésus »

3 Comment purifier le cœur par la « Prière Yahshua »

Qu’est-ce qu’une prière? Qu’est-ce que la « Prière Yahshua »? Quels sont les différents degrés de la prière? Comment utiliser la prière de Yahshua? Quel est le danger d’illusions liées à la prière de Yahshua? Qu’est-ce que la prière intérieure ou du cœur?

Toutes ces questions occupent en permanence la pensée des croyants. « La prière est notre vraie vie, notre plus haut devoir. Sans la prière nous ne sommes pas véritablement des humains. Nous avons été créés pour prier, tout comme nous avons été créés pour parler et penser. » [1] La prière est une conversation avec le Tout-Puissant; c’est entré, par Sa grâce, en communion et dialogue avec Lui et vivre en sa présence, l'écouter et répondre à Son amour.

L’objectif de cet article est de vous apporter quelques réponses aux questions ci-dessus que les Saints et les Pères du désert nous ont transmises, lesquelles sont d’une part, le recueil de l’expérience de leur vie spirituelle et d’autre part, les acquis par illumination divine comme fruit de la pratique de prières intenses - des attributs aussi accessibles à la fois aux communs qu’aux sages.

3.1 Qu’est-ce que la « Prière Yahshua ?»

3.1.1 Les êtres humains ont été crées pour prier

Prier par la « Prière Yahshua » est une institution divine. Elle a été instituée, non pas par un Apôtre ou un Ange, mais par le Fils du Tout-puissant Lui-même. Après le souper mystique, entre autres sublimes finales, commandements et ordres, Yahshua institua la prière en Son nom. Il introduisit ainsi la prière comme un nouveau don extraordinaire d’une valeur infinie. Les Apôtres savaient déjà en partie le pouvoir du nom de Yahshua; ils l’utilisaient pour guérir des maladies incurables; ils ont réduit les démons à l'obéissance, conquis, liés et expulsés en l’utilisant. Ce nom puissant et magnifique, Yahshua nous ordonna de l'utiliser dans la prière. Il a promis qu'une telle prière sera particulièrement d’une efficacité et fructueuse :

Tout ce que vous demanderez en mon Nom, je le ferai, de sorte que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon Nom, je le ferai (Jean 14:13-14). En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon Nom, il vous le donnera. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en mon Nom - demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit parfaite (Jean 16:23-24)

A l’origine, la « Prière Yahshua » est la plus simple de toutes les prières chrétiennes et elle consiste en une seule phrase : « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi ». Les mots « pauvre pécheur » peuvent être ajoutés à la fin. Mais il en existe d'autres variations. Ce qui est essentiel et constant dans ses diverses formes est l'invocation des Noms divins. En raison de notre remarque dans le Chapitre 2: « Nécessité d’invoquer les noms corrects des Divins en prière », dont l’intégralité du texte se trouve en annexe, nous vous recommandons d'utiliser « Yahshua » et « Yahweh » en lieu et place de « Seigneur Jésus Christ » et de « Dieu », respectivement.

3.1.2 La traduction de la « Prière Yahshua » dans la langue maternelle

Cette prière peut également être traduite dans la langue maternelle. Par exemple, elle est courte en la traduisant dans ma langue maternelle, N'zima. Ainsi, au lieu de dix mots en anglais, elle peut être raccourcie dans d'autres langues - en n'zima, grec et russe – elle ne contient pas plus de sept mots. La plus courte est le mieux, parce que le but est de prier mentalement, comme nous le verrons plus tard.

3.2 Les propriétés du Nom « Yahshua »

3.2.1 Le pouvoir d’expulser les démons

La puissance et la propriété d'expulser les démons font, entre autres, partie intégrante des mystérieuses et merveilleuses propriétés du Nom de Yahshua. Cette propriété a été divulguée par le Sauveur Lui-même en disant que :

Ceux qui auront cru: en mon Nom, ils chasseront les démons (Marc 16:17).

Une attention particulière doit être accordée à cette propriété parce qu'elle est d’une grande importance et fondamentale pour les aspirants. Car, foncièrement, il y’a deux manières pour les démons de se manifester dans les êtres humains: l'une est sensuelle et l'autre est morale:

  1. 1. Satan habite sensuellement dans une personne lorsqu’avec son corps il occupe celui de sa victime tout le faisant subir des tortures charnelles et de l’âme. Dans une pareille situation, il est possible soit pour un seul mais également pour plusieurs démons de vivre dans une seule et même personne. Ainsi, la personne est appelée possédée ou démoniaque. L'évangile évoque des cas de quelques démoniaques qui furent guéris par le Sauveur. Ses Apôtres eux-aussi en ont guéris: ils ont expulsé les démons des personnes par Son Nom.
  2. 2. Satan habite moralement dans une personne lorsque celle-ci devient le scélérat ou être de chair d’actions du diable. C'est de cette manière que Satan entra dans Judas (Jean 13:27), c'est-à-dire, il a contrôlé sa raison et volonté, et s’est unifié avec lui en esprit.
  3. Lorsque des esprits malins entrent dans un être humain de cette manière, ils peuvent être expulsés avec la « prière Yahshua » en menant une vie de constante et diligente pénitence.

    3.2.2 La Puissance du Nom “Yahshua” du Sauveur

    Le Nom « Yahshua » est au-dessus de tout nom, c'est une source de joie, une source de vie, il est Esprit. Il vivifie, transforme, purifie, déifie. Le Saint Nom est Lui-même divin - divins sont la force et les vertus de ce Nom - le Tout-Puissant et salvifique - au-delà de notre compréhension. Le nom en soi-même de Yahshua renferme la Puissance. La Croyance en la toute puissance divinité du Nom possède « Toute l'autorité de tout dogme », entre autres, ceux des Églises. [1]

    En effet, le Saint Nom revêt une ancienne manière de prier qui remonte à l'époque de Yahshua Lui-même mais elle fut cachée à l'humanité par les divers enseignements religieux. Car, Yahshua a explicitement enseigné à ses disciples à prier en son nom:

    Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en mon Nom: demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit parfaite. » (John 14:13-14; 16:23-24)

    Entamons ce devoir négligé qui concerne directement notre salut! Nous devons faire tout en notre pouvoir pour expulser démons qui sont entrés en nous à cause de notre négligence à utiliser intensivement la « Prière Yahshua ». Elle a le pouvoir de ranimer les pécheurs morts, et elle a la propriété de chasser les démons. La « Prière Yahshua » révèle non seulement la présence des démons dans une personne mais permet aussi de les chasser. Je suis la résurrection et la vie, dit le Sauveur. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra (Jean 12:25).


    3.3 Les concepts de base et l’apprentissage à la prière

    La pensée, l'âme et le cœur sont primordiaux non seulement dans notre vie, mais aussi en prière, si l'on désire vivre une vie spirituelle véritable. Car la prière est essentiellement un état de se tenir au-devant du Tout-Puissant. De ces trois éléments mentionnés ci-dessus, le cœur est l’élément central d'une véritable vie spirituelle et aussi celui qui doit être purifié en utilisant le puissant et terrible Nom, Yahshua dans la « Prière Yahshua » et avec l'aide du Sauveur Lui-même.

    La prière est notre vraie vie, notre plus haut devoir. Sans la prière nous ne sommes pas véritablement humains. Nous avons été créés pour prier, comme nous avons été créés pour parler ou pour penser. Cependant, comment devons-nous prier? Tout comme nous apprenons à penser et à raisonner, la prière doit également s’apprendre. Nous pouvons tous commencer avec la prière extérieure en faisant usage de ses propres mots ou pris des livres (Psaumes, la Bible ou Écritures Saintes, etc.) pour les réciter mentalement. Mais comment allons-nous ensuite progresser pour atteindre cette vie de prière intérieure, c'est-à-dire la "prière incessante", comme le dit Saint Paul (1 Thes. 5:17).

    La prière signifie élever ou tourner les pensées vers le Tout-puissant en louanges et actions de grâces pour supplication et remerciements pour les bonnes choses, aussi bien spirituelles que matérielles dont l’on en a besoin ou reçues. En d’autres termes, prier veut dire se tenir au-devant du Tout Puissant mentalement dans le cœur pour le contempler sans dissipation et converser avec lui dans la crainte, en révérence et espoir. L'essence de la prière est donc de lever spirituellement le cœur vers le Tout-Puissant. L’essence ou l'âme de la prière se trouve donc dans l’esprit et le cœur de l’être humain.

    Cela revient donc à recueillir toutes les pensées extirpées de toutes celles relatives aux préoccupations de ce monde pour pouvoir les concentrer entièrement et uniquement sur le Tout-Puissant afin de les lui adresser.

    Comment pouvons-nous faire de la prière non seulement d’une activité parmi d'autres, mais l'activité de notre entière vie, une dimension présente dans tout ce que nous entreprenons? Comment la prière peut devenir une partie intégrante de nous-mêmes, pas simplement quelque chose que nous faisons, mais quelque chose que nous sommes?

    Yahshua, apprend nous à prier (Luc 11:1).

    D’où allons-nous commencer, comment pouvons-nous nous embarquer sur le chemin vers la vie intérieure? La réponse suivante de l’évêque Ignatius Brianchaninov (1807-1867) peut paraitre à première vue simpliste mais elle est en fait d’une profonde et grande portée.

    Il faut commencer le voyage, nous dit-il, en pratiquant la « Prière Yahshua ». Utilisez cette courte invocation à la maison, dit-il, pendant vos heures habituelles de prières quotidiennes. Utilisez-la à l'église au moment opportun lors des services. Utilisez-la également pendant vos loisirs ou temps « libres » une fois ou à plusieurs reprises, tout au long de la journée, tout en vaquant à vos occupations habituelles. Il s'agit d'une prière pour toutes les saisons, une prière qui peut être récitée par quiconque, en tout lieu et à tout moment. Pourtant, en dépit de son caractère simpliste, c’est une prière qui conduit également aux plus profonds mystères de la contemplation et du créatif silence du cœur. Elle propulse son aspirant de la terre aux cieux et la/le place parmi les habitants célestes. C'est le chemin royal et étroit. Ne pensez pas qu'elle soit une institution humaine, c'est une institution divine. [4]

    Ignatius, certes, étant d’une prudence, affirme que la « Prière Yahshua » est propice pour « tous les enfants du Père, sans exception, […] moines ou laïcs. » Il ne prétend pas, cependant, vouloir dire « que c’en est l’unique manière », car il estime qu'il en existe d’innombrables différents chemins ou prières conduisant au salut, en citant et à cet égard Yahshua :

    Il y’a plusieurs habitations dans la maison de mon Père. » (Jean 14:2). Il a voulu certainement dire, pour le paraphraser, « Il s'agit d'une ancienne façon rehaussée dans la Bible et recommandée par les Saints Pères du désert. Elle a aidé de nombreux aspirants; elle m'a aidé; elle peut aussi vous aider. [4]

    La prière orale (extérieure ou vers l’extérieur) seule est insuffisante. Car le Tout-puissant communique principalement par et en esprit. Louez avec l'esprit, dit Saint Paul, et non pas simplement avec les lèvres mais en y prêtant soi-même attention à ce qui est prononcé afin d’éveiller l’attention du Père. Tenez-vous donc au-devant du Tout-Puissant avec vos pensées dans votre cœur. Car, c’est ce que signifie louer ou adorer le Père. Dans le cas échéant, la prière est en vain et les mots se dissipent dans l’air fin. La louange ou l’adoration n’est pas de l’exhibition. Ainsi, même si vous vous retrouvez sur la place d’un marché, il vous est possible de vous tourner vers le Père en pensée dans le cœur pour converser ave Lui, sans être entendu par quiconque […] Pas autre que cette approche seule est la bonne et réelle prière. La prière orale en est une que lorsqu’elle est faite mentalement en y intégrant le cœur.


    3.4 Les trois degrés de la prière

    Il faut percevoir la prière sous ces différents trois aspects ou degrés, de la prière orale ordinaire à la prière incessante du cœur, cette dernière principalement répandue dans l'église Orthodoxe chrétienne sous le nom de la « Prière Jésus » ou la « prière du cœur » que nous nous proposons d’appeler la « Prière Yahshua » pour une simple question d'esprit, parce que Yahshua est le véritable et authentique nom de notre Sauveur et à cela il n’existe absolument plus de doute pour ce fait historique avéré.

    La prière est le test pour toute chose; la prière est aussi la source de toute chose; la prière est la force motrice de toute chose; la prière est aussi la directrice de toute chose. Car si la prière est parfaite, toute chose est parfaite. Parce que la « prière parfaite », ne permet pas qu’une chose aille mal.

    Tout comme il y’a trois constituants dans l’être de chair, il y’a aussi trois principaux degrés de la prière. Mais il faut souligner que cette distinction de la prière en trois catégories n’est qu’une simple vue d’esprit car la prière autant que la pensée est illimitée:

    1. 1. La prière orale ou active ou corporelle
    2. 2. La prière mentale
    3. 3. La prière du cœur – ou de la pensée dans le cœur appelée prière spirituelle

    3.4.1 La prière orale ou active ou corporelle

    Le premier degré de prière est la prière des lèvres et de la langue, laquelle consiste à la lecture ou récitation de certains mots, agenouillé, débout ou en faisant des prostrations. En vérité, une telle prière, si elle reste simplement orale et corporelle, n'a vraiment aucun mérite du tout d’être considérée prière. Outre la récitation des phrases, il est également essentiel pour nous de nous concentrer intérieurement sur la signification de ce que nous disons, de « confiner notre pensée dans les mots de la prière. » Ainsi, ce premier degré de prière se développe naturellement dans le deuxième. Toute prière orale qui mériterait d’être digne de « prière » devrait être dans une certaine mesure une prière intérieure ou mentale. » [1]

    3.4.1.1 Comment prier oralement?

    Les prières sont spirituelles parce qu'elles sont dans leur origine conçues et mûries en esprit avant d’en sortir. Leur nature spirituelle est intensifiée parce qu'elles sont conçues et mûries par la grâce divine. Les Psaumes et toutes les autres prières n’étaient pas verbaux au commencement. Dans leur origine, elles étaient spirituelles et ce n’est seulement par la suite qu’elles vinrent à être vêtu de mots et ainsi prendre la forme orale.

    Mais devenues orales, cela ne devrait pas les priver de leur entité sinon passé spirituel. Même si elles ont fini par prendre la forme orale dans leur état extérieur actuel, n’empêche qu’elles restent spirituelles en puissance. Il en résulte que, si l’on voudrait s’instruire par les paroles apostoliques sur la prière orale, l’on devrait agir comme suit: « Entrer dans l'esprit de la prière que l’on entend et lit, en les reproduisant dans votre cœur; et de cette façon leur offrir du cœur au Père, comme si elles avaient été conçues dans votre propre cœur sous l'action de la grâce divine. C’est alors, et seulement alors que la prière devient agréable au Père.

    Pour atteindre un tel degré en prière, il faut méditer soigneusement sur la prière lue ou recueillie d’un livre de prières, les ressentir profondément et même les apprendre par cœur. Ainsi, lorsque l'on prie, ce qui est déjà profondément ressenti dans le cœur doit être exprimé.

    3.4.2 La prière mentale

    Ce second degré se focalise sur l’attention accordée par la mémoire aux mots récités dans la prière: elle s’habitue à anticiper lors de la prière et prie consciemment tout au long, sans distraction. La mémoire est concentrée sur les mots écrits au point de prendre la parole, comme étant conçus par elle-même. Au fur à mesure que la prière devient de plus en plus intériorisée, la récitation orale extérieure ou vers l’extérieur devient de moins en moins importante. La mémoire doit ensuite réciter les mots mentalement sans aucun mouvement des lèvres; en effet, parfois, la mémoire prie sans même formuler de mots du tout.

    Toutefois, il ne suffit pas simplement d'atteindre le deuxième degré de la prière. Car aussi longtemps que la prière reste dans la tête, c'est-à-dire, dans l'intellect ou dans le cerveau, elle est incomplète et imparfaite. Il est nécessaire de descendre de la tête au cœur - pour « trouver la place dans le cœur », pour « ramener la pensée dans le cœur », pour « unir la mémoire avec le cœur ». Ainsi, la prière devient véritablement « la prière du cœur » - la prière devient non pas pour un seul constituant, mais pour l’entité humaine entière : l'âme, l'esprit et le corps - (rappelez-vous que le cœur embrasse, en effet, toute chose y compris ce que nous appelons une « personne ») – c’est dire que la prière devient non seulement comme le fruit de notre intelligence, de notre raison naturelle, mais de l'esprit avec son capacité spéciale d'une communication directe avec le Père. [1]

    3.4.3 La prière du cœur

    Ce troisième degré se focalise sur la sensation dans la prière: le cœur est réchauffé par la concentration, de sorte que ce que jusque là n'a été que pensée devient maintenant sensation. Ce qui était au début contrit devient contrition lui-même; et ce qui était autrefois une pétition en mots, s’est transformé en une sensation de toute nécessité. Quiconque a réussi à passer de l'action et de la pensée à la vraie sensation, pourra désormais prier sans mots, parce que le Père est le Père du cœur.

    Remarquez que la prière du cœur n'est pas seulement la prière de l'âme et de l'esprit, mais aussi du corps. Il ne faut non plus oublier que le cœur signifie, entre autres choses, un organe corporel. Le corps a un rôle positif à jouer dans l’activité de la prière […] tel que le corps de Yahshua était si intensivement transfiguré par la Lumière divine sur le Mont Tabor. [1]

    La prière du cœur prend deux formes - l'une (dans le terme de l’évêque Theophan) « énergétique », (strenous, en anglais) quand l'homme lui-même s'efforce à la réciter" et l'autre « autopropulsée », (self-impelled, en anglais) lorsque la prière existe et agit d’elle-même". Dans le cas de la première ou le stade « énergétique », la prière reste quelque chose que l'homme offre consciemment par son propre effort, aidé, bien sûr, par la grâce du Père. Alors que pour l’autopropulsée, la prière s’offre spontanément, elle est conférée à une personne comme un cadeau: l'aspirant est, comme, pris par la main « forcé et conduit d'une pièce de chambre dans une autre » – ce n'est plus l’aspirant même qui prie, mais l'Esprit du Père qui prie en lui. Une telle prière, « conférée comme un cadeau », peut se produire chez une personne soit de temps en temps, ou peut être incessante. Dans ce dernier cas, la prière continue intérieurement indépendamment de ce que l’on fait, présent lorsqu’on parle et écrit, parlant dans ses rêves, en se réveillant le matin. La prière en une telle personne n'est plus une série d'actes mais un état; ainsi, l'on a accompli ce que Saint Paul a recommandé, "Priez incessamment" (1 Thes. 1).

    La prière spirituelle est marquée en son début par le point où le sentiment dans la prière est continuel. C'en est le don de l'Esprit Saint qui prie pour nous, le dernier degré de prière à laquelle notre esprit peut s’agripper. La prière du cœur est une prière de sensation et c'est l'une des caractéristiques qui la distingue de la prière mentale. Parmi les sensations que l’évêque Theophan et les autres ont mentionnées, les trois suivantes sont d'un intérêt particulier:

    1. 1. Le ressentiment de « Peine » dans le cœur. Il est majoritairement considéré comme pénitentiel – une sensation de componction, d'être « piqué » dans le cœur.
    2. 2. Le ressentiment de « chaude tendresse » ou « Umilenie ». Ici, la sensation de componction, d'indignité humaine, est encore présente, mais est éclipsée par un ressentiment d'amour et joie attentive.
    3. 3. La plus importante de toutes, est le ressentiment de la chaleur spirituelle - la « brûlure de l’esprit » en nous, « l’état de grâce » enflammant dans le cœur.

    Résumant cette triple distinction, Theophan The Resclue (1815-94), un moine russe, connu au monde sous George Govorov faisait le remarque suivante: « La prière ne se limite pas qu’en récitant des paroles, mais elle doit se faire mentalement, et ce n'est pas seulement avec la mémoire, mais avec le cœur, de sorte que la pensée comprend et voit clairement ce qui est dit dans les mots et le cœur sent ce que pense la mémoire. Tous ces combinés constituent la véritable prière et si l'un d'entres est absent alors la prière est soit imparfaite soit n'en est pas une du tout. [1]


    3.5 Vivre une vie spirituelle par la « Prière Yahshua »

    A cause de son effet salvateur d’esprit sur nous, la prière en général et la remémoration du Père, en particulier, mais et surtout l’utilisation de la "Prière Yahshua" en tant que moyen pour rester constamment en union avec le Père afin de repousser les attaques constantes de l'ennemi, est particulièrement détestable par le diable. Les croyants priant au Nom de Yahshua sont passibles de persécution spéciale par le diable. "Tout le travail et tous les soins de notre adversaire", explique Saint Macarius le Grand, consiste à essayer de détourner notre pensée de la remémoration du Père et de l’amour que l’on doit éprouver pour Lui. À cette fin, l'ennemi utilise le charme de ce monde pour nous éloigner de la bonne à la mauvaise cause, les biens irréels." [4]

    Par conséquent, ceux qui désirent se consacrer au véritable service du Père doivent se protéger spécialement contre le risque de laisser leurs pensées errer lorsqu’ils récitent la « Prière Yahshua » et en aucun cas se permettre de rester mentalement inactif. [4]

    3.5.1 Préparation à la « Prière Yahshua » – l’Art des Arts

    Une préparation considérable est nécessaire afin d'acquérir la profonde prière du cœur. Cela consiste à se gaver d’une profonde piété, certes, à un degré moindre pour le profane qu’une vie monastique. Il importe de se familiariser à l’observation des commandements puisque toute prière sainte voire purifiée ne peut sortir qu’une âme gardant et pratiquant les lois, commandements et préceptes du Tout-Puissant. Foncièrement, c’en est donc une condition sine qua none pour s’astreindre à la « Prière Yahshua ». Comme outils matériel d’aide à ladite préparation, dans notre monde actuel dépourvu de monastères et d’éclairés, l’on doit devenir soi-même son propre instructeur en s’adonnant à une étude approfondie des Écritures Saintes (Ancien Testament, Nouveau Testament, les manuscrits des Saints et Saints Pères du désert, en l’occurrence, le livre « Philokalia » : Philokalia

    3.5.2 Directives pour la « Prière Yahshua »

    3.5.2.1 Les trois (3) degrés de la « Prière Yahshua »

    Les trois stades de prière comme exposés ci-dessus – oral, mental et du cœur - s'appliquent aussi bien à la « Prière Yahshua ». Au commencement, la « Prière Yahshua » est une prière orale comme toute autre - les mots sont récités à haute voix, ou du moins prononcés silencieusement par les lèvres et avec la langue. Dans le même temps, par un acte délibéré de volonté, l'attention doit être concentrée sur le sens de la prière. Au cours de la phase initiale, la répétition attentive de la prière se révèle souvent d’une difficile et épuisante tâche, appelant à une humble persévérance.

    Au fur du temps, la prière s’intériorise de plus en plus, et l'esprit la répète sans aucun mouvement des lèvres et/ou de la langue vers l'extérieur. Enfin, la prière entre dans le cœur, dominant la personnalité toute entière. Le rythme se synchronise de plus en plus étroitement avec le battement du cœur jusqu'à ce qu’elle devienne finalement incessante.

    3.5.2.2 La Foi est le moteur de la « Prière Yahshua »

    En dépit de sa simplicité dans la formulation, néanmoins en est-il qu’autour de ces quelques mots de nombreux croyants ont au cours des siècles construit leur vie spirituelle, et ils sont entrés à l’aide cette seule prière dans les plus profonds mystères de la connaissance du Père par Yahshua. La grandeur du Nom de Yahshua est au-delà de la compréhension rationnelle de toute créature humaine sur la terre et dans les cieux. Toute compréhension s’agrippe incompréhensiblement à la simplicité puérile et à la FOI. Nous devons aborder la prière dans ce même état d’esprit désintéressé au Nom de Yahshua et continuer dans cette prière. Notre persévérance et attention dans la prière doit être comme le constant effort que déploie un nourrisson pour se maintenir aux seins maternels.

    La puissance de la « Prière Yahshua » ne se trouve pas dans les mots mais dans les pensées et les sensations. Les mots sont un instrument de la prière qui est très forte et efficace à cause du Nom « Yahshua » qui fait peur à nos ennemis hostiles à notre salut et bénédiction pour tous ceux qui le cherchent. Généralement parlant, la puissance d’une prière réside non pas dans tels textes (psaumes, cantiques, hymnes, etc.) plutôt que dans d’autres prières orales, mais dans la manière que l’on prie, la prière intérieure, de la pensée dans le cœur et la prière spirituelle.


    3.5.3 Différents enseignements du «Yahshua pour la prière»

    Il y a de nombreux et différents enseignements de la récitation de la « Prière Yahshua » commencés depuis le 4ème siècle. Mais notre expérience est basée sur les éléments suivants:

    1. • La « Prière Yahshua » doit être dite avec un extrême calme sans se hâter.
    2. • Ne pas réciter les tranches de la prière, hâtivement une immédiatement après l'autre. Faire une courte pause après chacune (partie et la totalité prière) pour ainsi aider la mémoire à se concentrer. Prier sans pause déconcentre la mémoire.
    3. • Le rythme de la respiration doit être délibérément ralenti lorsqu’on récite la « Prière Yahshua ». Contrôler la respiration autant que possible pour la ralentir tout expirant et inspirant très lentement.
    4. • Il existe un courant d’opinions dont l’argument clef déconseille l’utilisation d'une option quelconque d’aide matérielle pouvant avoir des effets nocifs si celle-ci est mal appliquée. Selon l’ancienne école, toute aide n’est pas nécessaire car la « Prière Yahshua » peut être pratiquée dans sa plénitude sans d’autres moyens techniques physiques ou aides matérielles. Ce point de vue s’oppose à l’usage de la technique psychosomatique développée au début du 14ème siècle, dans laquelle le rythme de la respiration est synchronisé avec celui de la récitation des parties de la « Prière Yahshua ».
    5. • Cependant, de nombreux enseignants contemporains dans l'église Orthodoxe chrétienne sont d'avis qu'il n'y a pas de danger en employant une très simple technique de respiration par laquelle la première moitié de la prière est dite quand on expire (Yahshua, Fils de Yahweh…), et la deuxième moitié lors de l’inspiration (… aie pitié de moi, pauvre pécheur). Il importe peu que la prière soit faite en une, deux, trois et même quatre tranches, à condition que l’ordre chronologique soit maintenu. Nous nous proposons d’appeler cet enseignement la technique « psychosomatique modérée » pour la circonstance.

    Nous vous recommandons l’utilisation de la technique psychosomatique modérée. Cependant, il ne faut pas aussi respirer intensivement (en contrôlant l’expiration et l’inspiration), afin d'éviter d’étouffer la mémoire, ce qui empêcherait une récitation mentale distinctive de la prière.

    3.5.4 Passions et imagination sont les principaux obstacles à la vie spirituelle et à la prière

    En progressant dans la prière, passant l’orale à celle du cœur, on se heurte à deux principaux obstacles: les passions et l'imagination (ou l’errance de la mémoire/pensées). Rappelons-le, car on ne peut assez répéter, que la prière signifie se tenir au-devant du Tout-Puissant en extirpant le cœur et la mémoire de toutes pensées passionnées. Les passions ne sont pas tout simplement le libertinage et la colère mais, au sens large du terme, toute aspiration relative à tous les maux et désirs que le diable présente aux humains comme attractifs pour les conduire dans le péché. Traditionnellement, les passions sont identifiées en huit mauvaises pensées: la gourmandise, non-chasteté, l'avarice, tristesse, colère, apathie, l'estime de soi et la fierté. Toutes les huit ont en dernier recours la même racine – l’amour de soi, se placer toujours soi-même au premier plan, même avant le Tout-Puissant et les voisins au deuxième plan. C’en est à dire que d’entre les huit, la fierté peut-être même considérée comme la plus fondamentale. [1]

    Ainsi, personne ne peut espérer gravir l'échelle de la prière à moins que l'on s'engage dans une amertume et persistante lutte contre les passions. Comme ci-dessous Theophan l’accentue:

    Il n'y a qu'un seul moyen pour commencer - et c'est d’abord apprivoiser la passion. » La voie à la prière pure est un chemin de la morale, impliquant une discipline de la volonté et du caractère.

    Mais parallèlement à la discipline morale, il y’a également une discipline de la pensée. Ce n'est pas seulement les passions des pensées (toutes, qu’elles soient des péchés ou des vertus) constituent un obstacle à la prière intérieure, comme l’ait tout aussi bien que toute image, qu'elle soit accompagnée de passion ou non.

    En prière, ainsi l’enseignement de l’évêque Theophan, il faut « éliminer toute image intermédiaire entre la pensée et le Père »: « L'essentiel est de demeurer en présence du Père, et cette façon de se tenir au-devant signifie que vous y soyez avec la ferme conviction plus que jamais dans votre conscience que le Père est en vous, comme Il est présent en toute « chose » : vous vivez dans la ferme assurance qu'Il voit tout votre être en vous et au-dedans de vous, en sachant qu’Il vous connait mieux que vous vous connaissez vous-même. Cette prise de conscience de l'œil du Père regardant l’intérieur de votre être ne doit être accompagnée d’aucune conception visuelle ou imagée, mais doit se limiter qu’à une simple conviction ou sensation. Notre pensée, qui foncièrement se disperse à l'extérieur avec un large éventail d'idées, doit être « unifiée ». Elle doit être ramenée de la multiplicité à la simplicité et au vide, de la « diversité » à « l’étroitesse »: elle doit être dépouillée de toute image mentale et de concept intellectuel, jusqu'à ce qu'elle soit consciente de ne rien enregistrer que la présence de l'invisible et incompréhensible Père [1]

    La puissance de Satan habitant dans un humain pour mener une vie dissolus crapuleuse inaperçue et latente, dès lors qu’il entend le nom du Sauveur Yahshua invoqué en prière, devient agité et confus. Ce qui le pousse à exciter toutes les passions, et par ce moyen réduisant l'ensemble de sa victime dans un terrible état d'agitation pour produire divers et étranges maux dans le corps. Cela signifie que les passions et les diables sont qu’une et seule action combinée; car les diables agissent au moyen des passions.


    3.5.5 Le danger d’illusion

    La « Prière Yahshua » est l'épée spirituelle qui nous est donnée par le Père pour pourfendre les ennemis de notre âme. Il faut donc garder à l'esprit que l’on utilise la « Prière Yahshua » pour combattre non pas quelques ennemis physique, visibles et mortels, mais ceux qui sont plus puissants que nous et invisibles. Par conséquent, il existe de nombreux obstacles et illusions sur le chemin de salut :

    Les méchants diables », dit saint Nilus The Sinaite, « essaient pendant la nuit de déranger les aspirants spirituels eux-mêmes, mais pendant la journée ils le font par le biais de personnes en les entourant de calomnies, adversités et incidents ». Cet ordre de la lutte satanique est vite constaté dans toute expérience par chaque pratiquant de la prière. Les diables tentent par les pensées, images mentales, remémoration des besoins vitaux, des réflexions sur des sujets spirituels, susciter l'anxiété et l'inquiétude et diverses craintes et appréhensions, et d'autres manifestations d’incrédulité. [4]

    Certains de ceux qui se considèrent - et sont considérées par d'autres – être dotés d'un bon sens de jugement spirituel, ont peur de la prière en la qualifiant comme une sorte d'infection tout en justifiant leur peur par le danger d'illusion censé accompagné inévitablement la pratique de la « Prière Yahshua ». Donc ils l’évitent sinon la fuient eux-mêmes et conseillent les autres à faire autant. En outre, Saint Ignatius dit: « L'instigateur et auteur original de cette théorie est, à mon avis, le diable, qui hait le nom de Yahshua car Il lui prive de tout pouvoir. Il tremble devant Son tout-puissant Nom. C’est donc pour cette raison qu’il l’a diffamé auprès de nombreux chrétiens, afin de les pousser à rejeter cette arme fougueuse et redoutée de l'ennemi, mais une grâce salvatrice pour les humains ».

    Aux ascètes qui vivent dans la solitude et pratiquent la prière vigoureusement, les diables leur apparaissent sous la forme de monstres, sous la forme d'objets séduisants, parfois sous la forme d'anges radieux, de martyrs, de saints, et parfois Yahshua Lui-même. On ne doit pas craindre les menaces des diables, et d’une façon générale, l’on devrait adopter une attitude d'extrême incrédulité envers toutes les apparitions. Dans le pire des cas, toutefois rares, notre premier devoir est d'avoir recours au Tout-Puissant, en s’abandonnant entièrement à sa volonté pour demander son aide. L’on ne devrait pas être attentif aux apparitions et ne pas entrer en relation ou conversation avec elles, en se considérant soi-même comme inapte à traiter avec des esprits hostiles et indigne à converser avec des Esprits Saints.

    Dans tous les conflits avec les diables, tout sentiment de perturbation ou d’agitation sert toujours comme un véritable signe de l’approche imminente de leur chute, même si leur action produit un sentiment justifié. Il est donc nécessaire, surtout en ces moments difficiles de prière, de se repentir pour la rémission des péchés, demander les vertus du discernement, de la surveillance, de la vigilance, de l’humilité, etc. mais aussi une des choses la plus importante est la force pour vaincre les passions.


    3.5.6 Notre persévérance et notre attention dans la prière doit être comme le constant effort que doit faire un nourrisson pour s’agripper aux seins maternels.

    La « Prière Yahshua » n’exige absolument pas une connaissance particulière encore moins une préparation élaborée pour l’entreprendre. Pour ceux qui se sentent appelés par le Tout-Puissant par travers le Saint Nom « Yahshua », nous disons : commencer simplement. Car la prière au nom de Yahshua sera couronnée d'un succès complet inouï, les ennemis invisibles seront vaincus et l'ennemi et le vengeur (parce qu'ils tentent de reprendre tout ce que les aspirants ont obtenu pendant une prière) seront finalement déboussolés et écrasés.

    Cependant, il faut en être conscient que, dans un premier temps, la pratique de la « Prière Yahshua » apparait être extraordinaire sèche et semble promettre aucun fruit. Il est nécessaire de notre part de faire preuve de persévérance et de zèle, à supporter la douleur et à fournir un labeur, car « le royaume des cieux s’obtient par la force » (Matt. 11:12). Pourtant, notre persévérance zélée, même si énergique, doit aller de pair avec une humble et patiente attente de la volonté du Père. Nous devons « renoncer à tout prématuré, entêtement, fierté, imprudent effort pour entrer dans le secret sanctuaire. Une erreur courante pour les débutants est d'associer l'invocation du saint Nom avec intensité intérieure et émotion. Ils essaient de le prononcer avec la plus grande vigueur. Mais le nom de Yahshua ne doit pas se crié, ou violenté, même intérieurement.

    3.5.7 La prière doit être courte, mais fréquemment répétée

    J'ai appris de la part de tous ceux qui ont de l'expérience de la prière du cœur ou se tenir au-devant du Père qu’une prière courte faite par la pensée dans le cœur mais fréquemment répétée, est plus chaude et s’avère plus bénéfique qu'une longue. Une longue prière est également très utile, mais uniquement pour ceux qui sont sur le point ou ont atteint la perfection (sont appelés Rois lorsqu’elle émane d’un don-divin ou Anciens quand elle est le fruit d’un effort actif), mais pas pour les débutants. Lors d’une longue prière, la pensée de l'inexpérimenté ne peut pas se tenir au-devant du Tout-Puissant, mais est généralement submergée par sa propre faiblesse et mutabilité, se tourne vers les choses extérieures, se faisant, la chaleur de la mémoire se refroidit rapidement. Même pire, une telle prière n'est plus une prière, mais seulement de la perturbation de la mémoire, parce que les pensées errent de part et d’autre. Brève oui, d’une part, la prière fréquente, d'autre part, a une plus grande stabilité, parce que la mémoire immergée brièvement dans le Tout-Puissant, peut s’effectuer avec une plus grande chaleur. C’est pourquoi Yahshua le dit également:

    Lorsque vous priez, ne faites pas de vaines répétitions » (Matt. 6:7), car c’en est pas pour votre prolixité que vous serez entendu. Saint Jean de l'échelle enseigne également: « N'essayez pas d'utiliser beaucoup de mots, de peur que votre pensée soit distraite par la recherche de mots. En raison d'une courte phrase, le publicain a reçu la miséricorde du Tout-Puissant, et une brève affirmation de croyance a sauvé le voleur. Une trop grande multitude de mots en prière disperse la pensée dans les rêves, tandis qu’un mot ou une courte phrase permet de recueillir la pensée.

    « Quiconque parle trop dans la prière, ne prie pas mais donne libre cours à du bavardage vain. » Saint Theophylact affirme également dans son interprétation de Matthieu 6:6 : « Les mots superflus sont des vains bavardages ». L'Apôtre le dit bien aussi: « Je préfère prononcer plutôt cinq mots avec ma compréhension … que de dix mille mots dans un langage flou » (1. Cor. 14:19): c'est-à-dire qu'il est mieux pour moi de prier le Tout-Puissant brièvement mais avec attention, que de prononcer d'innombrables mots sans attention pour vainement bruiter l'air.

    4 Les attentes de la « Prière Yahshua »

    Sur le palier de l'exaltation des mystères, la plupart des êtres de chair ressentent qu'ils se trouvent bien au-delà de la compréhension actuelle et de la capacité. Il est donc important de se rappeler que, quelque soit la dimension élevée de l'objectif final de la « Prière Yahshua » que l’on se fixe, il est notable d’avoir en esprit que c’est aussi une façon de prier qui est exceptionnellement proche de tout un chacun des humains, simple et directe, et immédiatement accessibles à tous. Elle est, comme l’Evêque Igntius Brianchaninov l’exprime, un « moyen sûr pour les débutants » qui est « ouvert à tous ». Pour chacun de nous et quelle que soit notre situation, elle est à la fois un outil pratique et efficace pour solliciter Yahshua dans tous les aspects de notre vie quotidienne, nous permettant de Le trouver partout.

    Nous pouvons, par exemple, commencer et terminer la journée avec l'invocation du Nom : « Alors, exercez-vous vous-même en vous levant du sommeil à avoir la « Prière Yahshua » comme votre première pensée, votre premier mot et action quotidiens. Répétez-la chaque nuit avant de vous endormir. Le Saint Nom peut de même nous sanctifier à chaque moment entre notre réveil et couchée : « Avez-vous un moment libre? Ne le gaspiller pas dans l'oisiveté » Ne le gaspiller pas en l'utilisant pour construire des impraticables et célèbres châteaux de cartes ou de sable, ou pour certaines vaines et futiles occupations! Utilisez-le pour la pratique de la « Prière Yahshua ».

    Saint Diadochus de Photice a dit : « En récitant la Prière Yahshua nous devons nous efforcer de garder notre esprit libéré de quelconques images, concepts et pensée discursive. Nous devons avoir une vive conscience de l'immédiate et globale présence du Sauveur, et cette prise de conscience doit est accompagnée par des larmes et le sentiment de contrition, par un sentiment de nostalgie et de tendre amour. Mais dans le même temps l'imagination visuelle et le raisonnement doivent être extirpés du cerveau ».

    Tout en attachant une grande importance aux sensations, l’Evêque Theophan reste aussi sereinement conscient des dangers qui peuvent en découlés en les recherchant. Il est nécessaire distinguer avec le plus grand soin entre les sensations naturelles et spirituelles - les premières ne sont pas nécessairement nocives, mais elles ne sont non plus d'une valeur particulière, et ne doivent pas être considérées comme le fruit d’une Grâce divine. Nous devons les surveiller attentivement pour s'assurer que nos sensations ne soient pas polluées dans la prière par un brin de plaisir ou agrément sensuel; tant il est si facile pour l'imprudent de tomber dans un hédonisme spirituel, désirant la « douceur » en prière comme une fin en soi - l'une des plus pernicieuses formes « d’illusion (prelest) ». Le principal fruit de la prière n'est ni la chaleur encore moins la douceur, mais la Crainte du Père et la contrition.

    La « sanctification et le repoussement des passions » - en d'autres termes, la perfection chrétienne - est impossible sans acquérir la prière intérieure. Tous les pères et Saints du désert sont unanimes sur ce point. L'esprit d'une personne qui n'est pas retiré et reste enfermé en lui-même habite nécessairement entre le tumulte et la perturbation. D'innombrables pensées ont libre accès à sa pensée, l’agitent sans but précis pour la faire vagabonder douloureusement à travers le monde, lui portant préjudice. Le retrait d'une personne en soi ne peut pas être acquis sans l’aide d’une prière concentrée, en particulier, tel en est particulièrement le cas pour une pratique attentive de la « Prière Yahshua ».

    « Il ne faut pas s’astreindre à la prière du cœur prématurément. Une très grande précaution est nécessaire, particulièrement, de nos jours où il est quasi impossible de trouver un guide satisfaisant pour éclairer ces questions. Ainsi, l’on doit s’effrayer un chemin vers le trésor de la vie spirituelle à tâtons en faisant usage des manuscrits des Pères et Saints du désert, et doit également sélectionner à tâtons soi-même ce qui est adapté à ses besoins tout en vivant dans l’observation des commandements, c’est à mener une vie extérieure appropriée telle que nous l’a apprit Yahshua notre Sauveur Lui-même ». [4]

    « Pratiquer attentivement la « Prière Yahshua » conformément à la méthode de Saint Jean Climacus, en combinant la prière avec les larmes, axée d’un bout à l’autre sur la prière de la repentance. Au moment venu, le Tout-Puissant nous exaucera en nous faisant d’un don-divin et nous révéler la prière du cœur Lui-même. Une telle action, révélée par le doigt du Tout-Puissant, est plus excellente que celle qui est acquise vigoureusement en se forçant soi-même par le biais d'aides matérielles ». [4]

    Il est même plus excellent à de nombreux égards. Il est de plus extensif et volumineux, car plus abondante. Elle est apte de toute illusion et d'autres dangers. C’est seulement en la recevant de cette manière que l’on peut appréhender plus aisément la miséricorde du Tout-puissant, son don, tandis que si l’on en arrivait, fût-il possible, à l’acquérir en faisant usage de vigoureuses aides matérielles, toute miséricorde dans une telle action n’en sera plus pris en compte, mais l’on surestimerait ou vanterait ses propres actifs efforts et travaux. Il est impossible de ne pas s’empêcher de vouloir voir le fruit ses propres aides mécaniques qui furent utilisées, il est impossible de ne pas lui attribuer une importance particulière. Dans cette subtile appréhension, l'esprit se dégrade considérablement et cela devient un obstacle considérable, une entrave au développement des aptitudes spirituelles. Alors qu’il n'y a pas de fin, aucune limite dans le développement des aptitudes spirituelles. Un insignifiant, inaperçu espoir ou confiance dans quelque chose en dehors du Tout-Puissant peut nuire l'avancée dans les progrès et compétence, sur lesquelles la foi en Tout-Puissant est la clef, guide, jambes et extensions. « Yahshua pour le croyant est tout », déclara Saint Marc. [4]

    Annexe

    5 Le plus grand canular mondial: Comment le nom « Yahshua » devint le nom vide « Jésus »

    5.1 - Motivation

    Il n’y a aucun doute qu’il déconseillé de déformer les noms divins en prière parce qu’une prière n’aura pas la puissance espérée si les noms invoqués des Divins sont corrompus ou pervertis. Un passage des oracles de Zoroastre nous l’apprend clairement : « Ne modifiez pas les noms d’invocation de Barbarous, car ils sont des noms divins ayant dans les rites sacrés de la puissance ineffable. »

    Le prophète Jeremiah attirait déjà dans la nuit des temps l’attention sur cette pratique répandue par les prêtres, traducteurs et scribes infidèles qui consistait à retrancher le nom « Yaweh » des Écritures Saintes transmises aux générations futures. C’est donc exactement ce que l’on constate de nos jours en se référant aux diverses traductions faites desdites Écritures Saintes hébraïques en grec, puis en Latin, et enfin en l'anglais.

    « Comment pouvez-vous dire; nous sommes sages, Nous connaissons et appliquons la Loi de Yahweh? Voici, la plume mensongère des scribes les a falsifiées et écrit fausses! (Jeremiah 8:8)”

    C'est pourquoi, de nos jours, nous avons des noms à consonance stupide comme « Jésus », qui ne font ni l’honneur ni la gloire notre Père céleste Le Très-Haut, car ils contiennent aucune signification et intention primaire.

    5.2 - Comment le nom « Yahshua » devint le nom vide « Jésus »


    By Scott Nelson

    Saviez-vous que si vous pourriez retourner dans le passé au temps des douze Apôtres pour vous adresser à Saint Pierre en lui demandant, « s'il vous plaît, conduisez-moi vers « Jésus Christ », Saint Pierre vous aurait regardé d’un air perplexe au visage en vous répondant à peu près ceci : « Qui, ou qu'est-ce que c’est? » Mieux, d’aucun de ses apôtres non plus et encore moins ceux qui suivirent Le Sauveur sporadiquement n’aurait été capable de prononcer correctement et avec exactitude le nom « Jésus » La vérité est que, si vous remontiez au temps jadis, Saint Pierre aurait probablement pu vous dire quelque chose comme ceci : « Venez, laissez-moi vous présenter Y'shua le Messie. »

    Lorsque l’Ange Gabriel est apparu à Marie et lui a dit qu’elle allait accoucher d’un fils et que le nom de l’enfant devrait être… (Luc 1:31), le son phonétique que Marie a entendu sortir des lèvres de l’Ange Gabriel avait la consonance, s’il n’était pas exactement, « Yahushua » prononcé Yah-hoo-shoo'-ah. L’écriture de « Yahushua » en manuscrit hébraïque moderne se caractérise comme et se lit de la droite vers la gauche. Ce nom est composé des deux noms hébreux. Le premier « Yah-hu » fait partie du nom du Tout-Puissant et est communément utilisé comme préfixe ou suffixe dans des noms hébreux. Le deuxième nom « shua » est celui même du Messie et sa signification en hébreu est « délivrance » ou « sauveur ». Ainsi, le nom « Yahushua » signifie littéralement le « Sauveur de Yah ». Il a été abrégé, comme il en est usuellement la pratique des hébreux pour usage quotidien, tout comme le nom « Barbara » est habituellement raccourci par « Barb » (voir le nom parabole), en réduisant les quatre syllabes du nom « Yahushua » à trois syllabes, « Yahshua ». Et toujours encore pour usage quotidien, il fut même encore raccourci pour être orthographié « Y'shua ».

    A l’époque contemporaine, pour rendre le nom « Y'shua » plus convivial à l’humanité, des messianiques ont remplacé l'apostrophe par la lettre « e » étant la voyelle de la langue anglaise la moindre prononcée, en lui donnant désormais l’orthographe « Yeshua ». Cette version du nom du Messie est celle que j’ai utilisée pendant un certain temps. Mais parce que la voyelle « e » est presque toujours plus articulée, sonnant comme si l’on commençait à prononcer le mot « yes » et de surcroit la fausse accentuation sur la deuxième syllabe furent les raisons qui m’emmenèrent à décider d’utiliser que le nom correct du Messie qui est « Yahshua ». L’accent doit rester sur le nom du Tout-Puissant, c’est à dire sur la première syllabe.

    5.2.1 - Le processus de traduction....de l’hébreu en grec

    Depuis la nuit des temps lorsque la rédaction des évangiles était en cours en même temps que l'histoire de « Yahshua le Messie » se répandait dans les nations païennes, surtout en Europe, ladite histoire fut traduite en grec. Il y a deux façons de surmonter la barrière linguistique en traduisant les noms hébreux dans une autre parce qu’ils comportent toujours une signification. Une façon de procéder consiste à traduire purement et simplement le nom proprement dit, en s’axant que sur la signification dudit nom. L'autre méthode qui est la plus courante est appelée la translitération qui consiste à reproduire les sons d’un nom d'un bout à l’autre. Si les traducteurs de l’histoire de l'Evangile avaient procédé ainsi depuis le début jusqu’au temps moderne, alors le nom de « Yahshua » nous aurait était possible de le connaitre aujourd'hui comme étant le "Sauveur de Yah" parce que c'est bien ça ce que signifie son nom authentique.

    En ce qui concerne le nom « Y'shua », le monde parlant grec a fait de son mieux pour le translittérer. Habituellement, cela consiste à une procédure relativement simple d’une permutation phonétique des sons constitués par les lettres pour en finir à reproduire les sons originaux identiquement à ceux prononcés dans la langue réceptrice. Généralement, il ne pose pas de problème. Mais dans le cas du nom « Y'shua », il y a eu quatre obstacles à surmonter pour y parvenir à une translitération fidèle en grec :

    1. 1. Les deux premiers provenaient du fait que l'ancienne langue grecque ne contenaient pas deux des sons trouvés dans « Y'shua ». Cela pourrait paraître très surprenant au monde contemporain, mais c’est un fait que l'ancienne langue grecque ne contenait pas le lettre « y » comme dans « yes » et non plus le son « sh » comme dans « show ». La meilleure façon de reproduire « y » fut de composer les deux lettres grecques Iota et Eta pour obtenir un son comme « ee-ay ». Quant au son « sh » il fallait faire usage de la lettre « Sigma » pour obtenir le son « s ». Avec ces deux modifications, « Y'shua », prononcé naturellement par un Grec devient « ee-ay-soo-ah ».

    2. 2. Le troisième obstacle de la translitération du nom « Y'shua » était le fait que traditionnellement les noms masculins grecs ne se terminent jamais par un son vocalique. Et si cela en était le cas, comme ce fut le nom du Messie, alors généralement la lettre Sigma ou « s » est ajoutée comme suffixe. Cette tradition doit son explication probablement dans le fait que le nom du dieu grec « Zeus » se termine par Sigma et s’est répercutée sur les noms bibliques familiers, ce qui explique le fait que Juda devint Judas, Cephah (qui signifie « rocher ») devint Céphas, Apollo est devenu Apollos, Barnabie devint Barnabas, Matthew est devenu Matthias et ainsi de suite. Ainsi, « ee-ay-soo-ah » nécessairement devait devenir « ee-ay-soo-ah-s ».

    3. 3. Le quatrième et dernier obstacle fut que les deux voyelles avant le « s » ne sont pas usuelles sinon ne se rencontrent pratiquement jamais en grec. Par conséquent, le dernier son de la voyelle fut retranché parce qu'il se retrouvait dans d'autres noms. Toutes ces difficultés surmontées d’une manière ou d’une autre conduisirent à orthographier le nom « Y’shua » comme « ee-ay-soos ».

    Hormis la tradition qui a consisté à donner un son masculin au nom, voir le 3ème obstacle, ce fut la translitération la plus fidèle que la langue grecque puisse reproduire pour le nom « Y'shua ». Mais il faut souligner que déjà, rien qu’à ce stade, le nom « Y'shua » avait perdu toute sa signification originale et, pire, 75% de son phonétique. Le dernier vestige du son « Y’shua » restait encore dans le son « oo » (comme dans « soon »). Ainsi, Yahshua était connu aux grecs sous le nom de « ee-ay-soos » depuis près de 400 ans. Dans le manuscrit grec, le nom « ee-ay-soos » s’écrit et comme en anglais, est lu de la gauche vers la droite.


    Nous n’en sommes pas encore à la fin de cette tragédie ou du film, hélas!

    Il y’a une grande divergence entre les différentes écoles de pensée en ce qui concerne la vraie prononciation du nom du Tout-Puissant écrit . Les uns pensent que c’est « Yahu-eh », les autres au contraire suggèrent « Jehovah ». Par conséquent, comme répercussion sur le nom du Messie, il y’a de nombreuses idées différentes sur l’authenticité du nom intégral du Sauveur. Les uns utilisent le (J) et le (O) de « Jehovah » pour en arriver au nom « Joshua ».


    Les autres s’en rendant compte que la lettre (J) n’existe pas dans l’alphabet hébraïque le remplacent par la lettre (Y) pour en finir avec le nom « Yeho-shua » et la liste des imaginations est illimitée et longue. Les différences sont multiples et l’on pourrait étaler les discussions relatives des avantages et des inconvénients de chaque théorie sur des pages plus nombreuses que celles que contiendrait une dissertation. Ce qui convient de souligner ici, est que, qu’importe ce que fusse le nom intégral de notre sauveur, celui-ci fut abrégé par « Y'shua ». En plus, il n'y a simplement aucune façon possible qu’une quelconque autre chose plus longue que « Y'shua » aurait pu devenir « ee-ay-soos ». Il y aurait eu trop de syllabes et de sons qui auraient du être retranchés pour donner ce qui nous est connu de nos jours. Mais avec « ee-ay-soos » on peut voir clairement pourquoi et comment on en est arrivé là en tenant compte de chaque son et syllabe […]

    5.2.2 - Continuant le processus de traduction.... grec en latin

    Vers 400 après Yahshua la langue latine est devenue la langue prédominante du christianisme et les versions grecques du Nouveau Testament ont été traduites en latin. La Bible latine ou Vulgate, comme elle s'appelle, l’a également translitéré en utilisant ce qu'il en restait du nom de « Yahshua » de sa version et de son orthographe grecques, c'est-à-dire, en ne reproduisant que les mêmes sons de « ee-ay-soos ». Cette translitération fut plus facile parce que tous les sons grecs de cette version tripatouillée du nom du Messie se retrouvent dans l’alphabet latin. Certes, les lettres de l'alphabet latin sont différentes de celles du grec, mais pratiquement identiques à celles de l'anglais. Cette nouvelle translitération de « ee-ay-soos » devint et était identique à la prononciation grecque de ladite version grecque. C’est donc cette version latine et sa prononciation qui s’est propagée et dominée dans le monde chrétien pendant presqu’un millénaire.

    5.2.3 - La traduction finale.... Latin en anglais

    Entre-temps, la langue anglaise était encore en pleine évolution. Avant le 12ème siècle, la lettre (J) n'existait pas encore dans l’ancienne langue anglaise. Le son rendu par la lettre (J) n'a d’ailleurs jamais existé ni en hébreu ni en araméen ni en grec ni non plus en aucune langue latine. C'est donc pour cette raison qu’aucune personne contemporaine à « Yahshua » aurait été capable de prononcer correctement et exactement le nom anglais « Jésus » fruit d’un tripatouillage sans nom, laquelle attitude ne peut être qualifiée autre que du pur satanisme, légué à l’humanité entière à l’exception de ceux qui en prennent maintenant conscience.

    Ce n’est donc que tout au long du début du 12ème siècle que la lettre (J) fit son apparition dans quelques obscurs dialectes anglais. Ce ne fut que 500 ans plus tard que l’engouement pour le nouveau son du (J) commença à être utilisé pour en remplacement des sons prononcés par les lettres comme (I) et (Y) dans la langue anglaise. Ceci étant particulièrement vrai pour les noms masculins qui commençaient par (I) ou (Y) parce que le son dur, une fois de plus comme les grecs, devrait être considéré comme plus masculin. Ainsi, les noms tels que « Iames », « Yohan » sont devenus « James » et « John » respectivement, et ainsi de suite. Durant cette période, en 1384 John Wycliffe traduisit le Nouveau Testament en anglais pour la première fois et sa seule source était la Vulgate ou la Bible latine. Quant à Wycliffe, il a continué à utiliser l'orthographe latine et la prononciation de « Iesus ». L’imprimerie n'ayant pas encore été inventée jusque là, fut la raison pour laquelle une reproduction massive n’ait pas eu lieu et l’on se contenta seulement de quelques copies dudit manuscrit de la Bible de Wycliffe. En 1450, Gutenberg inventa l'imprimerie. En 1526 William Tyndale traduisit lui aussi à ton tour le Nouveau Testament en anglais en se basant sur la Vulgate et des aides supplémentaires, en l’occurrence de quelques anciens manuscrits grecs. Mais il faut souligner que sa traduction était faite dans une langue des gens du commun et de nombreux exemplaires furent imprimés grâce à l’imprimerie. Tyndale fut donc le premier à utiliser la lettre (J) dans l'orthographe du nom . Cette nouvelle orthographe, d’ores et déjà, tombée entre les mains de nombreux marginaux alphabètes roturiers anglais, fut bientôt prononcée par le grand public comme « Jee-zuz ». Au 17ème siècle, la lettre (J) fut officiellement introduite dans l’anglais royal puis en 1611 dans la plus célèbre traduction anglaise de tous les temps, la Bible du roi James (King James Bible), qui fut imprimée en quantité industrielle, incluant des aides à la prononciation phonétique de tous les noms propres y compris celui de « Jésus » dans on orthographe actuelle connue au monde contemporain. Ainsi, tout nom dans la Bible commençant par la lettre (J) nous fut légué de cette même façon. Les noms tels que « Jeremiah », « Jérusalem », « Juda », « John » et « juif » ne sont là que quelques exemples. Ces noms propres et noms communs de lieux comme orthographiés ci-dessus n’ont en aucun moment existé dans l'histoire des personnes (les enfants d’Israël) qui n’ont absolument aucune connaissance, ne fusse qu’élémentaire, du son de la lettre (J) dans leur langue! Ceci devrait être vrai et valable de nos jours sauf que ces descendants Turcs, les Juifs Européens se faisant passer pour le peuple élu ne sont en réalité que des « purs » imposteurs qui ne parlent que l’hébreu germanisé, pouvant être tout, sauf la vraie langue hébraïque.

    En adoptant cette nouvelle prononciation officielle anglaise du nom « Jee-zuz », le dernier son phonétique, c'est-à-dire, le « oo » comme dans son « soon » dans le nom « Yahshua », encore existant dans sa version grecque, a du lui-aussi à son tour s’envoler comme une balle emportée par le vent. Plus rien donc ne reste de l’original qui puisse être reconnaissable soit par travers le son soit par travers le sens du nom « Yahshua ». Il convient également de souligner que le mot "Christ" n'est pas un nom mais plutôt un titre. Il est foncièrement la traduction grecque du titre « Messie » et signifie le « oint » de Yah. Ainsi, tout ce qu'il reste du doux et suave son de « Yahshua le Messie » est une série phonétique de sons durs dans "Jee-zuz Chr-i-st", incontestablement habillé d’un manteau lui prêtant les abus dont il en résulte et subi.

    En un moment donné, j’ai même pensé que le nom « Jésus Christ » serait couramment utilisé pour la malédiction parce qu’il est le plus détesté de tous les noms sur terre par les malfaisants et leur cohorte de païens. Mais dans toutes mes recherches, j'ai été incapable de trouver une autre langue dans laquelle il serait similaire à la malédiction. Cependant, une chose est certaine, aucune autre langue n’a rendu le nom du Sauveur phonétiquement plus acerbe comme l’a fait l’anglais. Une exception serait la quasi identique façon de prononcer « Christ » en français et il est intéressant de noter qu’il est aussi singulièrement utilisé pour des effets maléfiques! Considérant le fait incontestable que pendant presque quinze siècles, soit 1500 ans, après son administration sur terre, l’on ne l’avait jamais connu ni sous ce nom « Jésus » ni même l’avoir entendu, je ne peux conclure en disant que la version anglaise du nom du Messie est, entre autres, particulièrement abusif rien qu’en raison des âpres sons phonétiques qu’elle lui confère. Sachez aussi que le nom « Jésus » n'existe que seulement depuis quelques centaines d'années probablement que sur cette planète terre car j’en doute fort bien qu’il soit connu dans les cieux ou ailleurs. Cliquez ici pour lire d’autres contributions sur le nom vide "Jésus"

    5.3 - Seigneur, Dieu vs. Yahweh

    Dans le souci d’attirer l’attention des croyants sur d’autres faits relatifs, il est notable de souligner ici aussi que, tout au long de nos recherches nous avons découvert diverses sources traitant l’authenticité des noms ou titres « seigneur » et « Dieu ». Toutes ces études sont concordantes sur un fait qui est que « Ces noms ou titres divulgués sont des mauvaises traductions et inappropriées pour le Messie ou le Tout-Puissant. » Une des raisons est que jamais, au plus grand jamais le Tout-puissant se soit révélé lui-même, ne serait-ce qu’à un seul de ses serviteurs, sous le nom de « Dieu » dont le sens en lui-même, tel que définit, même dans les dictionnaires bibliques : « quelque chose qui est vénérée, idéalisée ou suivie », est péjoratif. Péjoratif en ce sens que les puritains n’admettent pas que l’on parle du Créateur de ce grand univers en ayant l’audace de vouloir le désigner comme une « quelque chose » ou le confondre aux idoles qui sont rien d’autres de plus que ses propres œuvres. Car une pareille définition comme ci-dessus n’exclut pas que même l'image d'un être surnaturel ou une idole peut et est foncièrement aussi un « dieu ». Dans l’écrit, la lettre « D » majuscule ou « d » minuscule sont utilisées pour distinguer le Tout-puissant de ces autres les idoles, respectivement. N’empêche pas qu’il ne soit pas possible de les distinguer dans la lecture ou en prononciation et c’est ça là où ce nom se glisse sur la pente du mal surtout en prière puisque ne sachant pas quel « Dieu » ou « dieu » l’on prie. Pire pour l’humanité serait que si le Tout-puissant que les humains croiraient adorer, ne réagisse pas à ce nom « Dieu » ou « dieu ». Cela est plus édifiant et pour s’en rendre compte, il faut approfondir ses propres recherches en remontant aux écritures saintes, prières, chants, louanges, psaumes originaux traduits dans les autres langues pour s’en apercevoir que ce nom « Dieu » fait l’objet uniquement des traducteurs des Evangiles car il n’apparait nulle part parmi ses différentes appellations comme « Yahweh », « Elohim », « Shaddaï », « Éternel »… ceux-ci utilisés dans les divers récits et donc connus des enfants d'Israël. En effet, l'usage des noms ou titres comme « dieu », « seigneur », etc. est une pure transmission des vestiges du passé des sociétés ecclésiastiques, nobles et féodales occidentales au même titre qu’étaient et sont « sir », « roi » et autres.

    En dépit des faits palpables ci-dessus exposés, il existe néanmoins la réflexion suivante: « Pourquoi est-ce que les esprits sataniques et malfaisants craignent-ils le nom « Jésus Christ » s’il s’avère que son véritable nom est Yahshua? » Les argumentations contre ce raisonnement ne font pas défaut mais nous ne voulons pas concéder au développement d’une telle présomption dans cet article parce que son dépouillement s’étendra au long des pages entières puisqu’il s’agit là plutôt de la foi sinon d’une appréhension donc rien de plus que d’impression d’individus bien ou mal intentionnés et non des faits manifestes. Nous concluons en citant ce passage des oracles de Zoroastre: «Ne changez pas les noms «Barbarous» d'invocation, car ils sont des noms divins, ayant dans les rites sacrés de la Puissance ineffable!»

    Sources and References

    [1] Igumen Chariton of Valamo, The Art of Prayer, an Orthodox Anthology, compiled by Igumen Chariton of Valamo, translated by E. Kadloubovsky and E. M. Palmer, edited with an introduction by Timothy Ware.
    [2] George Maloney, S.J., Prayer of the Heart, The contemplative Tradition of the Christian East
    [3] Saint Nikodimos, The Philokalia, the complete text compiled by Saint Nikodimos of the Holy Mountain and Saint Makarios of Corinth, translated from the Greek and edited by by G. E. H. Palmer, Philip Sherrard, Kallistor Ware.
    [4] Ignatius Brianchaninov, On the Prayer of Jesus, the classic guide to the practice of unceasing prayer as found in The way of a Pilgrim”, New Seeds 2005.


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