Discrimination in hiring in the U.S. (English, German & French)
Discrimination à l’embauche aux Etats-Unis
Les diplômes ne comblent pas toujours le fossé racial…
Plus d’un an apres l’élection de Barack Obama à la Maison-Blanche, les diplômés Afro-Américains ont toujours plus de difficultés à trouver un emploi que les Blancs. La discrimination positive s’essouffle.
jeudi 10 décembre 2009 / par Marcel Bekolo
Johnny R. Williams, 30 ans, n’est pas de ceux qui se plaignent de l’impact de leur couleur de peau dans leur recherche d’emploi, notamment avec un CV qui ferait pâlir d’envie beaucoup : il a travaillé pour la banque JP Morgan, l’un des fleurons de Wall Street, et est diplômé de la prestigieuse école de commerce de l’université de Chicago. En 2008, devant la difficulte à dégoter des entretiens, il a decidé de retoucher son CV en gommant chaque détail qui pourrait renvoyer à sa couleur de peau. Il a fait disparaître par exemple son adhésion à l’association des étudiants afro-americains d’écoles de commerce. “Si on me pose une question sur mon activisme lors d’un entretien, au moins je serais parvenu à la porte d’une entreprise”, explique-t-il.
Barry Jabbar Sykes, 37 ans, n’utilise plus que Barry J. Sykes dans sa recherche d’un poste en technologie d’information. Pourtant il est diplômé en mathematiques de l’Universite de Morehouse, un etablissement privé, pour hommes noirs, situé à Atlanta en Georgie, qui fait partie du programme des dirigeants du monde de la prestigieuse banque d’affaires Goldman Sachs. “Barry sonne comme si j’étais originaire d’Irlande” sourit-il.
La couleur de peau est un obstacle sérieux
La couleur de peau reste un obstacle sérieux sur le marché du travail pour les Afro-Américains, même pour ceux qui sont sortis des meilleures universites, ce qui peut paraitre surprenant, après des années d’avancées pour les Noirs, couronnées par l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Aussi se demandent-ils si cette victoire n’a pas obscurci quelque peu leurs perspectives d’emploi. Certains estiment que cette élection a été un énorme changement pour le pays de telle sorte qu’il y a aujourd’hui un retour de bâton contre les Noirs, notamment contre les plus diplômés d’entre eux.
“Il y a un ressentiment contre sa présidence chez certains à cause de sa couleur de peau”, explique David Verner, diplômé en architecture, qui a été licencié il y a un an et demi et a du mal à trouver un emploi depuis. “Son élection a eu des conséquences sur les diplômés afro-américains à la recherche d’un emploi’, ajoute-t-il.
Selon le New York Times, sur les dix derniers mois le taux de chomage des Afro-américains diplômés a plus progressé que celui des Blancs diplômés, un phénomène amplifié par la récession économique.
Les hommes Afro-Américains diplômés d’universités ont beaucoup plus de difficultés à trouver un emploi que les Blancs dans cette conjoncture, selon le Bureau du Travail. Le taux de chômage d’hommes Afro-Américains diplômés âgés de 25 ans et plus est en 2009 près de deux fois plus élevé que celui de leurs compatriotes Blancs : 8,4% contre 4,4%.
Chômage double pour les diplômés noirs aux Etats-Unis
Une étude publiée il y a plusieurs années dans The American Economic Review intitulée “Are Emily and Greg more employable than Lakisha and Jamal ?” (Emilie et Greg sont-ils plus employables que Lakisha et Jamal ?) avait montré que les candidats avec des noms à consonnance noire reçoivent moitié moins d’appels des recruteurs que ceux ayant des noms sonnant blancs.
Une autre enquête, plus récente, publiée cette année dans The Journal of Labor Economics, a montré que les managers blancs, asiatiques et hispaniques ont une forte tendance à recruter plus de Blancs et peu de Noirs, alors que les managers noirs embauchent plus de Noirs que de Blancs.
Cette discrimination est toutefois subtile et se matérialise par des regards et des commentaires inappropriés au cours des entretiens, des entretiens qui tournent court ou se terminent à peine ont-ils commencé et le silence des entreprises après une première rencontre.
“ça a forcément des conséquences sur ta recherche parce que tu te demandes, quel rôle joue ma couleur de peau : si je suis appelé par un recruteur, vais-je decrocher un entretien quand il aura entendu ma voix et comprendra que je suis Afro-Américain”, raconte Terelle Hairston, 25 ans, diplômée de la prestigieuse université de Yale, à la recherche d’un emploi depuis l’été.
45 secondes de silence en découvrant ma couleur
Johnny Williams a quant à lui quitté New York pour retourner vivre chez ses parents à Dallas après avoir été licencié. Il a postulé pour un poste dans une entreprise de gestion de biens ayant mis en ligne une offre d’emploi sur les sites internet des meilleurs écoles de commerce. Le DRH a répondu immédiatement à sa candidature, lui expliquant qu’ils avaient du mal à attirer des diplômés des meilleures universités. Quelques jours plus tard, Johnny rencontre deux responsables de l’entreprise. “Quand je me suis présenté, il y a eu 45 secondes de silence”, narre-t-il. L’interet de l’entreprise s’était évaporé, poursuit Johnny, imputant ce refus à sa couleur de peau.
Les diplômés afro-américains ne veulent toutefois pas tomber dans la victimisation en évoquant leur couleur de peau comme principal frein à leur recherche infructueuse d’un emploi, d’autant que comme ils le reconnaissent l’entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche est la preuve q’un Afro-Américain peut accéder aux postes les plus importants. Ils disent aussi que parfois leur couleur de peau a été un avantage, notamment dans des entreprises qui ont des programmes sur la diversité.
Mais nombreux font le constat que la discrimination positive s’est essoufflée lors des dernières années et a même complètement disparu avec la récession économique.
Diskriminierung bei der Einstellung in den USA
Die Qualifikationen nicht immer füllen die Kluft der Rasse …
Mehr als ein Jahr nach der Wahl von Barack Obama im Weißen Haus, Absolventen Afro-Amerikaner haben immer mehr Schwierigkeiten, Arbeit zu finden als die Weißen. Affirmative Action verlangsamt.
Donnerstag, Dezember 10, 2009 / Von Marcel Bekolo
Johnny R. Williams, 30, ist keiner, der über die Auswirkungen der Hautfarbe bei ihrer Arbeitssuche zu beklagen, darunter ein Lebenslauf, der viele beneiden: Er war für JP Morgan , eines der Flaggschiffe der Wall Street, und ist ein Absolvent der renommierten Business School der University of Chicago. Im Jahr 2008, mit der Schwierigkeit des Grabens in Interviews konfrontiert, entschied er sich, berühren seine Wiederaufnahme durch Löschen jedes Detail, das auf seine Hautfarbe könnte. Er wischte sich beispielsweise durch den Beitritt zur Vereinigung der African American Studenten in Business Schools. “Wenn ich gefragt werde, eine Frage zu meiner Aktivismus in einem Interview, zumindest habe ich die Tür eines Unternehmens erreicht hatte”, sagt er.
Barry Jabbar Sykes, 37, nicht mehr als Barry J. Sykes auf seiner Suche nach einem Job in der Informationstechnologie. Dennoch machte er seinen Abschluss in Mathematik von der University Morehouse, eine private Schule für schwarze Männer, die in Atlanta, Georgia, die Teil der weltweit führenden Unternehmen in der renommierten Investmentbank Goldman Sachs ist eingezeichnet. “Barry klingt wie ich ursprünglich komme aus Irland,” lächelt er.
Die Farbe ist ein ernstes Hindernis
Die Farbe ist weiterhin ein ernstes Hindernis auf dem Arbeitsmarkt für Afro-Amerikaner, auch diejenigen, die von den besten Universitäten, die überraschen mag kam, nach Jahren der Fortschritt für die Schwarzen, durch die Wahl gekrönt von Barack Obama für die Präsidentschaft der Vereinigten Staaten. Und sie wundern sich, wenn dieser Sieg nicht verdeckt etwas die Beschäftigungsaussichten. Einige glauben, dass diese Wahl eine große Veränderung für das Land so ist, dass es jetzt eine Gegenreaktion gegen Schwarze, insbesondere gegen die am besten qualifizierten unter ihnen.
“Es gibt Ressentiments gegen seine Präsidentschaft in einigen wegen seiner Hautfarbe”, sagte David Verner, ein Absolvent in der Architektur, der vor einem Jahr entlassen und eine Hälfte und hat Schwierigkeiten, einen Arbeitsplatz zu finden, da. “Seine Wahl hatte Auswirkungen auf African-American Absolventen suchen einen Job”, sagt er.
Nach New York TimesIn den letzten zehn Monaten ist die Arbeitslosenquote der afrikanisch-amerikanischen Absolventen mehr als weißen Hochschulabsolventen, ein Phänomen, von dem wirtschaftlichen Abschwung noch verschärft erhöht.
Die afro-amerikanischen männlichen Hochschulabsolventen haben Schwierigkeiten, Arbeit zu finden, als die Weißen in dieser Situation nach dem Bureau of Labor. Die Arbeitslosenquote für die African-American Absolventen Männer im Alter von 25 und mehr im Jahr 2009 ist fast doppelt so hoch wie die ihrer Kolleginnen und Weiß: 8,4% gegen 4,4%.
Arbeitslosigkeit Doppel für Schwarz Absolventen in den USA
Eine Studie vor einigen Jahren veröffentlicht The American Economic Review mit dem Titel “Are Emily and Greg Beschäftigungsfähigkeit als Lakisha und Jamal?” (Emily und Greg sind sie mehr als beschäftigungsfähig Lakisha und Jamal?) Hatten gezeigt, dass Bewerber mit schwarz-klingenden Namen weniger als die Hälfte der Anrufe von Werbern als solche mit weißen klingenden Namen.
Eine andere Umfrage jüngsten, in diesem Jahr veröffentlicht The Journal of Labor EconomicsZeigte, dass Manager Weiße, Asiaten und Latinos haben eine starke Tendenz, mehr Weiße und Schwarze weniger einzustellen, während schwarz-Manager mehr Schwarze als Weiße mieten.
Diese Diskriminierung, wie subtil und mit Blicken und unangemessene Kommentare in Interviews durchgeführt, Interviews führen, dass kurze Ende Kaum haben sie begonnen, und die Stille der Unternehmen nach einer ersten Sitzung.
“Dies hat zwangsläufig Auswirkungen auf die Suche, da Sie, welche Rolle spielt die Farbe meiner Haut, wenn ich von einem Personalvermittler genannt, frage ich ein Interview, als er meine Stimme hört und versteht, dass ich ein afrikanisches Uhr Amerikaner “, sagte Terelle Hairston, 25, studierte an der renommierten Yale University auf der Suche nach einen Job seit dem Sommer.
45 Sekunden des Schweigens bei der Aufdeckung meine Farbe
Johnny Williams für seine New York verlassen, um wieder mit seinen Eltern in Dallas nach verworfen, weil sie leben. Er bewarb sich für eine Stelle in ein Enterprise Asset Management unter Gesendet einen Job auf den Websites der besten Business Schools. HRD reagierte sofort auf seine Kandidatur zu erklären, dass sie Schwierigkeiten anzuziehen Absolventen von Top-Universitäten hatten. Ein paar Tage später trifft Johnny zwei Vertreter des Unternehmens weltweit. “Als ich mich vorstellte, gab es 45 Sekunden des Schweigens”, erzählt er. Das Interesse des Unternehmens hatte sich aufgelöst “, sagt Johnny, die Schuld ihrer Weigerung, Hautfarbe.
Die afro-amerikanische Absolventen wollen jedoch in Viktimisierung durch hervorzurufen ihrer Hautfarbe als das Haupthindernis für die erfolglose Suche nach einem Job fallen, so viel wie sie die Einreise von Barack Obama zu erkennen, das Weiße Haus Beweise Q’una Afro-Amerikaner können Zugriff auf die wichtigsten Positionen. Sie sagen auch, dass manchmal ihre Hautfarbe ein Vorteil war, vor allem in Unternehmen, die Diversity-Programme haben.
Aber viele Menschen gerade dabei sind, dass die “affirmative action verlangsamte sich in den letzten Jahren und hat sogar vollständig mit dem wirtschaftlichen Abschwung verschwunden.
Discrimination in hiring in the U.S.
The qualifications do not always fill the racial divide …
More than a year after the election of Barack Obama to the White House, graduates Afro-Americans always have more difficulty finding work than whites. Affirmative action is slowing.
Thursday, December 10, 2009 / By Marcel Bekolo
Johnny R. Williams, 30, is not one to complain about the impact of skin color in their job search, including a CV the envy of many: he worked for JP Morgan , one of the flagships of Wall Street, and is a graduate of the prestigious business school of the University of Chicago. In 2008, faced with the difficulty of digging in interviews, he decided to touch up his resume by erasing every detail that could refer to his skin color. He wiped his example by joining the Association of African American students in business schools. “If I’m asked a question about my activism in an interview, at least I’d reached the door of a company,” says he.
Barry Jabbar Sykes, 37, does more than Barry J. Sykes in his search for a job in information technology. Yet he graduated in mathematics from Morehouse University, a private school for black men, located in Atlanta, Georgia, which is part of the world leaders in the prestigious investment bank Goldman Sachs. “Barry sounds like I’m originally from Ireland,” he smiles.
The color is a serious obstacle
The color remains a serious obstacle on the labor market for African-Americans, even those who came from the best universities, which may seem surprising, after years of progress for blacks, crowned by the election of Barack Obama for President of the United States. So they wonder if this victory did not obscured somewhat their employment prospects. Some believe that this election has been a huge change for the country so that there is now a backlash against blacks, particularly against the most qualified among them.
“There is resentment against his presidency in some because of his skin color,” said David Verner, a graduate in architecture, who was fired a year ago and a half and has trouble finding a job since. “His election had consequences on African-American graduates looking for a job ‘, says he.
According New York TimesOn the last ten months the rate of unemployment of African-American graduates has increased more than white graduates, a phenomenon exacerbated by the economic downturn.
The Afro-American male university graduates have more difficulty finding work than whites in this situation, according to the Bureau of Labor. The unemployment rate for African-American men graduates aged 25 and over in 2009 is nearly two times higher than that of their fellow whites: 8.4% against 4.4%.
Unemployment double for black graduates in the U.S.
A study published several years ago in The American Economic Review entitled “Are Emily and Greg more employable than Lakisha and Jamal?” (Emily and Greg are they more employable than Lakisha and Jamal?) Had shown that applicants with black-sounding names are less than half the calls from recruiters than those with white sounding names.
Another survey, most recent, published this year The Journal of Labor EconomicsShowed that managers whites, Asians and Hispanics have a strong tendency to recruit more whites and fewer blacks, while black managers hire more blacks than whites.
This discrimination, however subtle and is carried by looks and inappropriate comments during interviews, interviews that run short end sooner have they started and the silence of companies after an initial meeting.
“this has inevitably affect your search because you wonder, what role does the color of my skin if I am called by a recruiter, will I get an interview when he hears my voice and understand that I am an African American, “said Terelle Hairston, 25, graduated from the prestigious Yale University in search of a job since the summer.
45 seconds of silence in revealing my color
Johnny Williams for his left New York to return to live with his parents in Dallas after being dismissed. He applied for a position in an enterprise asset management having posted a job on the websites of the best business schools. HRD responded immediately to his candidacy, explaining that they had difficulty attracting graduates of top universities. Days later, Johnny encounters two company officials. “When I introduced myself, there were 45 seconds of silence,” narrates he. The interest of the company had evaporated, “says Johnny, blaming their refusal to skin color.
The Afro-American graduates do however want to fall into victimization by evoking their skin color as the main obstacle to their unsuccessful search for a job, as much as they recognize the entry of Barack Obama to the White House is evidence Q’una Afro-Americans can access the most important positions. They also say that sometimes their skin color was an advantage, especially in companies that have diversity programs.
But many are finding that the affirmative action slowed in recent years and has even completely disappeared with the economic downturn.