Even Germany was gruesome in Africa (English, German & French)

Namibie/Allemagne –
Article publié le : jeudi 26 novembre 2009 – Dernière modification le : jeudi 26 novembre 2009

Le peuple héréro demande réparation
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Deux femmes, héréros, avec leurs robes Ohorokueva et leur coiffe Otjikaiva.
RFI/N. Champeaux
Par Nicolas Champeaux

Comme les peuples Nama et Ovambo, les Héréros ont subi le règne des Sud-Africains jusqu’à leur indépendance (21 mars 1990). Mais, avant, durant la colonisation allemande (1884-1915), les Héréros ont été en grande partie exterminés. Pour avoir refusé de céder ses terres et son bétail, la communauté ne parvient toujours pas à effacer le massacre de sa mémoire.

De notre envoyé spécial à Omaruru

Dans ce fief héréro, un siècle après le massacre qui a fait des dizaines de milliers de victimes, Rudoph Hongozé, conseiller d’un chef héréro, trouve encore des douilles allemandes, au pied des roches de granit du champ de bataille d’Oturenda.

On peut en trouver d’autres en creusant, explique Rudolph, catégorique : « Nous sommes sur le site d’un génocide, les Allemands voulaient notre extermination ».

La tour Victor Franke d’Omaruru, érigée à la gloire du général allemand qui a défait les héréros.
RFI/N. Champeauxnamibia_herero_1
À deux pas, se dresse une tour célébrant la suprématie allemande. Elle a été bâtie à l’endroit du feu sacré, où les Héréros se recueillaient pour communiquer avec leurs ancêtres. Dans la tradition, l’extinction du feu signifie la mort de la communauté. La marque de l’oppresseur se lit aussi dans les tenues caractéristiques des femmes héréros. Leurs robes amples, colorées et plissées, appelées ohorokueva, descendent jusqu’au pied. Elles sont inspirées des robes des épouses des missionnaires allemands. Evenezia, l’épouse de Rudolph, préfère insister sur les coiffes, qui renvoient aux éleveurs héréros : « Mon chapeau est censé représenter les cornes des vaches, c’est pour cela qu’il y a deux espèces de pointe de chaque côté du chapeau. Et puis si je vais à un mariage, je dois marcher en me balançant de chaque côté, tout doucement. Les femmes héréros ne doivent pas marcher vite, non, ce n’est pas le style héréro ça. On doit marcher tout doucement, comme les vaches ».

Ecouter le reportage
26/11/2009 – Reportage Afrique
Série Namibie : le peuple héréro, un peuple que les Allemands voulaient exterminer (volet 2)
Du bétail les Héréros n’en ont presque plus. Christian Zeraoua, le chef des Héréros d’Omaruru, reçoit sous un acacia devant sa modeste maison, à une heure de piste de la ville. Cet homme âgé de 75 ans porte un élégant chapeau de feutre orné d’une plume, mais le col de sa chemise est bien râpé. Selon Christian, les Héréros « sont en droit de demander des réparations aux Allemands. Ils ont pris nos terres, notre bétail, et si je suis pauvre aujourd’hui, comme vous pouvez le voir, c’est à cause des Allemands. Et puis ils ont envoyé les Héréros dans des camps de concentration, donc nous exigeons des réparations ».

L’Allemagne a présenté des excuses officielles, mais il en faudra plus pour dissiper l’amertume du chef Zeraoua. D’ailleurs, avant de prendre congé, son conseiller nous glisse à l’oreille qu’en langage otjihéréro « Omaruru » veut dire « ce qui est amer ».

Germany/Namibia
The Herero people demand compensation
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Two women, Herero, with their dresses and their Ohorokueva cap Otjikaiva.
RFI / N. Champeaux
By Nicolas Champeaux

As the Nama and Ovambo peoples, the Herero suffered the reign of South Africa until independence (March 21, 1990). But, before, during German colonial rule (1884-1915), the Herero were largely exterminated. For refusing to cede his land and his cattle, the community still fails to erase the memory of the massacre.

From our special correspondent in Omaruru

In this stronghold Herero, a century after the massacre that killed tens of thousands of victims, Rudolph Hongozé, adviser to a Herero chief, is still German cartridges at the foot of the granite rocks of battlefield Oturenda.

You can find more digging, says Rudolph, categorical “We are on the site of a genocide, the Germans wanted to exterminate us.

The tower of Victor Franke Omaruru, erected to the glory of the German general who defeated the Herero.
RFI / N. Champeauxnamibia_herero_1
Steps away stands a tower celebrating German supremacy. It was built at the place of the sacred fire, where the Herero are collected to communicate with their ancestors. Traditionally, the fire extinguishing means death of the community. The mark of the oppressor is also seen through the required characteristics of Herero women. Their gowns, colorful pleated called ohorokueva, down to the foot. They are inspired dresses of the wives of German missionaries. Evenezia, wife of Rudolph, prefers to insist on caps, which refer to the Herero herders’My hat is supposed to represent the horns of cows, which is why there are two kinds of dots on each side of the hat. And then if I go to a wedding I have to walk me dangling on each side, gently. The Herero women should not walk fast, no, not the style that Herero. We must walk softly, like cows.

Listen to the story
26/11/2009 — Reporting Africa
Series Namibia: Herero people, a people whom the Germans wanted to destroy (part 2)
The Herero cattle have almost none. Christian Zeraoua the Herero Chief of Omaruru, receives under an acacia tree in front of his modest home, one hour trail of the city. The man aged 75 has a stylish felt hat with a feather, but the collar of his shirt is shredded. According to Christian, the Herero “are entitled to seek compensation from the Germans. They took our land, our cattle, and if I’m poor now, as you can see, it’s because the Germans. And then they sent the Herero in concentration camps, so we require repairs.

Germany has formally apologized, but it will take more to dispel the bitterness of the head Zeraoua. Moreover, before taking leave, his adviser we slip into the ear that language Otjiherero ” Omaruru “Means” which is bitter .

Deutschland/Namibia
Die Herero fordern Entschädigung
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Zwei Frauen, Herero, mit ihren Kleidern und ihre Ohorokueva cap Otjikaiva.
RFI / N. Champeaux
Von Nicolas Champeaux

Wie der Nama und Ovambo Völker, erlitten die Herero der Regierung von Südafrika bis zur Unabhängigkeit (März 21, 1990). Aber vor, während die deutsche Kolonialherrschaft (1884-1915), wurden die Herero weitgehend ausgerottet. Weil er sich weigerte, sein Land und sein Vieh abtreten, der Gemeinde noch immer nicht die Erinnerung an das Massaker zu löschen.

Von unserem Korrespondenten in Omaruru

In dieser Hochburg Herero, ein Jahrhundert nach dem Massaker getötet, dass Zehntausende von Opfern, Rudolph Hongozé, Berater eines Herero-Chef, ist immer noch Deutsch Patronen am Fuß der Granitfelsen der Oturenda Schlachtfeld.

Sie können mehr Graben zu finden, sagt Rudolph, kategorischen “Wir sind auf dem Gelände eines Völkermordes, wollten die Deutschen auf uns zu vernichten.

Der Turm von Victor Franke Omaruru, errichtet zu Ehren des deutschen Generals, besiegten die Herero.
RFI / N. Champeauxnamibia_herero_1
Schritte entfernt steht ein Turm feiert deutschen Vorherrschaft. Es entstand an der Stelle des heiligen Feuer, wo die Herero erhoben werden, um mit ihren Ahnen zu kommunizieren gebaut. Traditionell ist die Feuerlösch-Tod der Gemeinschaft. Die Marke der Unterdrücker ist auch durch die Merkmale, denen die Herero Frauen gesehen. Ihre Kleider, bunt gefalteten ohorokueva aufgerufen, bis an den Fuß. Sie sind inspiriert Kleider der Frauen der deutschen Missionare. Evenezia, die Ehefrau von Rudolph, zieht es vor, auf Mützen bestehen, die sich jeweils auf den Herero-Hirten “Mein Hut soll die Hörner der Kühe, und deshalb gibt es zwei Arten von Punkten auf jeder Seite des Hutes darstellen. Und dann, wenn ich zu einer Hochzeit habe ich mir zu Fuß hängen auf jeder Seite, sanft. Die Herero Frauen sollten nicht schnell gehen, nein, nicht dem Stil, der Herero. Wir müssen zu Fuß leise, wie Kühe.

Hören Sie die Geschichte
26/11/2009 — Reporting Afrika
Serie Namibia: Herero-Volk, ein Volk, das die Deutschen wollten zu zerstören (Teil 2)
Der Herero-Rinder sind fast keine. Christian Zeraoua der Herero-Chief of Omaruru, erhält unter einer Akazie vor seinem bescheidenen Heim, eine Stunde Spuren der Stadt. Der Mann im Alter von 75 hat ein stilvolles Filzhut mit Feder, aber die Hemdkragen wird zerfetzt. Nach der christlichen, die Herero “Anspruch auf Entschädigung durch den Deutschen suchen. Sie nahmen unser Land, unser Vieh, und wenn ich arm bin jetzt, wie Sie sehen können, dann deshalb, weil die Deutschen. Und dann schickten sie die Herero in den Konzentrationslagern, damit wir Reparaturen erfordern.

Deutschland hat offiziell entschuldigt, aber es wird länger dauern, bis die Bitterkeit des Kopfes Zeraoua zu zerstreuen. Darüber hinaus, bevor sie zu verlassen, sein Berater gleiten wir ins Ohr, daß die Sprache Otjiherero ” Omaruru “Mittel” , der bitter ist .