French National identity by Rocard: “stupid debate” (English, German & French)
L’identité nationale selon Rocard : “un débat imbécile”

Alors que s’ouvre le “grand débat sur l’identité nationale”, Nouvelobs.com donne la parole à Michel Rocard : “L’idée que l’identité nationale fasse doute et qu’il faille en rediscuter me stupéfie”, explique l’ancien Premier ministre, car “la logique de fabrication de la France se détruit si on la ferme”. Interview.
Faut-il un débat sur l’identité nationale ?
Michel Rocard : – Cela ne m’inspire pas grand-chose de bon. La France est incontestablement l’un des pays occidentaux qui a la plus forte identité nationale. Des individus comme Louis XIV, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle sont fortement créateurs de références identitaires. Et puis la France a cette particularité d’être différentes de tous les autres pays d’Europe sur un point majeur. Mais cela nécessite de prendre le temps de parcourir l’histoire.
Les grands empires qui sont apparus à travers le monde – en Amérique, en Afrique, comme au Moyen-Orient ou en Asie – sont presque toujours respectueux des identités linguistiques et religieuses des territoires qu’ils absorbent. Mais nous avons en Europe une autre tradition, beaucoup plus exigeante dans l’unification des territoires. C’est celle des royaumes. Nous n’avons pas d’empire qui réussit, mais huit ou neuf communautés linguistiques et religieuses – linguistiques à titre principal- qui vont créer des nations, chacune avec leurs rois ou leurs princes. Pendant un millénaire et demi, elles devront se défendre les unes des autres et construire une identité. C’est vrai du Portugal. C’est vrai aussi de l’Espagne, même s’il y a une petite difficulté linguistique avec la Catalogne et le Pays Basque. C’est vrai aussi de l’Angleterre et de la communauté néerlandophone, qui va prendre la forme des Provinces unies, les Pays-Bas. C’est vrai de la Pologne, c’est vrai aussi de la Hongrie et de la Russie.
Il y a deux retards dans la constitution des nations: l’Italie et l’Allemagne. Mais tout de même l’Italie et l’Allemagne ont ces caractéristiques d’être des communautés linguistiques, qui se donnent un peu après les autres une structure d’Etat.
La France est un cas absolument unique. Une petite zone militarisée – Ile-de-France, Val de Loire – va produire une collectivité linguistique nationale. La langue française, c’est le Val de Loire, son lieu de naissance. Cette communauté va se militariser à outrance, parce qu’elle est petite et parce qu’elle est exposée dans une zone de plaine. En conséquence, le royaume de France va se développer en s’étendant militairement, bien au-delà de sa communauté linguistique. La naissance de la France se réalise par la conquête militaire d’au moins cinq cultures – j’appelle culture la coïncidence entre une langue et un art de prier. Je veux parler de la Bretagne, de l’Occitanie, de l’Alsace, d’une partie de la Flandre, de la Corse, et puis de notre petit bout du Pays basque. Vous avez le souvenir de la guerre des Albigeois ? Elle aurait fait entre 400 et 500.000 morts, avec les techniques militaires de l’époque – et la gentillesse de Simon de Montfort. C’est la conquête par le Nord de tout le Midi qui, au sud d’une ligne allant de Bordeaux à Grenoble, parlait Occitan.
C’est ça, la France. Le pouvoir central est construit militairement, ce n’est pas le produit d’une communauté. Tout cela est assez fabuleux et donne à la France une identité très spécifique qui est beaucoup moins marquée par le droit du sang. Très tôt, il y a un sentiment national étonnant, par l’échange de souvenir d’événements.
La victoire de Philippe Auguste à Bouvines [en 1214, NDLR] permet une sorte de fierté nationale. Il a un peu du David contre Goliath dans la bataille du petit royaume de France face à cette immensité qui était en train de se confédérer, le Saint Empire romain germanique. Et on a fait craquer l’empire.
Puis le moment de cristallisation nationale formidable, c’est la bataille de Valmy, sous la Révolution [en 1792, NDLR]. Dans les troupes commandées par Dumouriez, on évalue à moins de 20% ceux qui parlaient français.
Et ensuite arrive la IIIe République avec ses hussards noirs [les instituteurs, NDLR] qui imposent le français dans toutes les écoles.
Tout cela nous donne un art de vivre ensemble, parfois avec une assez grande indifférence au droit du sang, et donc une majoration de l’identité de choix de culture et de volonté d’un destin commun, largement façonné par la Révolution. Et tout cela est assez magnifique. On a même fait vivre cette identité à la Martinique, à la Guadeloupe, au Sénégal et à dans presque toutes nos colonies.
L’idée que tout cela fasse doute et qu’il faille en rediscuter me stupéfie. Cela fait une identité absolument merveilleuse, dont il est vrai qu’on la durcie quand on la prend comme Le Pen. Parce que Le Pen, au fond, nie la réalité de l’adhésion à cette nation de gens qui y sont depuis 150 ans. Ma mère était Savoyarde. Ce qui veut dire que moi-même, je dois d’être Français à un succès diplomatique de Napoléon III, tandis que pour Le Pen, je suis un Rital.
Cela ne me fait pas plaisir de rouvrir la conversation. Je trouve ça complètement imbécile. Il faut bien voir que cette logique de fabrication de la France se détruit si on la ferme. C’est une logique d’ouverture. La France se définit comme une sorte d’orgueil permanent. Moi je suis protestant. Cela veut dire que mes ancêtres sont considérés comme Français depuis ce jour mystérieux d’août 1789 où l’Assemblée constituante a fait citoyens français successivement les protestants, les juifs, les comédiens et les gens de couleur.
Dans l’idée d’arrêter ce mouvement de générosité, il y a quelque chose qui me choque. Parce qu’ouvrir le débat, c’est rechercher l’écriture d’une formalisation instantanée de la description de ce qu’est l’identité française. Or, elle a été dans l’histoire complètement évolutive. Et après tout, si on décide que c’est à la date du 3 août 1789 que s’arrête la fabrication de la France, moi je cesse d’être citoyen.
N’est-ce pas aussi la question de l’immigration qui est sous-entendue dans le débat sur l’identité française ?
- La France est depuis le milieu du XIXe une terre de dépression démographique. Il y a avait vers 1935-36 déjà 4,5 millions d’étrangers en France. Et la presse de l’époque montre que certaines couches de la population traitaient les immigrés – Italiens, Polonais, Belges…- comme des chiens. La presse d’aujourd’hui n’ose pas, s’agissant des Arabes ou des Noirs, reprendre le vocabulaire, les insultes et les présupposés que colportait la France entre les deux guerres. Tous ces hommes sont devenus citoyens français. La France est faite comme ça! Se poser le problème de l’immigration, c’est se poser la question de la date à laquelle s’arrête la bienvenue que nous avons souhaité à tous ceux qui sont devenus Français en venant d’ailleurs, et qui sont aujourd’hui un bon tiers, sinon la moitié, de notre population totale. Alors à partir de quand on crache dessus ?
Exalter la France est une chose. Je me sens Français comme pas possible. Je suis éperdument fier d’être par hasard né dans ce pays. Mais je n’ai pas envie que la chance que cela représente soit fermée à d’autres, au nom d’un sectarisme qui n’est pas dans notre histoire. Et je crains beaucoup que le fait d’ouvrir le débat ne se traduise, comme souvent en France, par une volonté de formaliser, de décrire et de mettre dans des textes, ce qui va figer. C’est idiot… C’est idiot parce que je n’ose pas caresser l’espoir que dans ce débat sur l’immigration, la victoire aille à cette définition : la France est la seule identité nationale au monde qui soit en définition évolutive et constamment en train d’agglomérer de nouvelles sensibilités et de nouvelles représentations linguistiques ou de couleurs de peau.
C’est votre définition ?
- Oui. Absolument. En 1789, les Français secouent le joug de la monarchie absolue. Les trois ordres se réunissent, ils écrivent la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, et il ne leur vient pas à l’idée de n’écrire que pour eux. Ils écrivent pour le monde entier. Les deux premiers mots sont “Les hommes”, sans distinction géographique, linguistique ou raciale. “Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.”
C’est un trait culturel. Et toute idée que le cadeau de la France au monde qu’est ce texte puisse être terni, par le fait qu’on donnerait plus d’importante à certains hommes qui sont rassemblés dans l’hexagone sur certains autres, c’est un attentat à la grandeur de la France.
Le débat sur l’identité nationale de la France est-il relancé à des buts électoralistes ?
- La perspective électoraliste ne peut pas être dissociée, c’est vrai. Mais dès lors qu’on ouvre le débat, la perspective électoraliste disparait. Il y a le sujet, et il y a ce qu’on va en faire. On pourrait concevoir ce débat comme un simple enrichissement culturel pour chacun, comme un inventaire des faits fondateurs. Si c’était pour reparler de Bouvines, je trouverais cela très bien. On pourrait rigoler ensemble bu baptême de Clovis.
Ma crainte, c’est qu’on mette des frontières là où il n’en faut pas. C’est que parler de l’identité nationale nous convainque qu’il y a une substance de plus, quelque chose de qualitativement différent, entre ceux qui sont Français et ceux qui ne le seraient pas mais habiteraient quand même notre territoire. C’est ça le risque. Car l’enjeu, c’est une insertion décente de tous ces gens, comme nous l’avons toujours fait.
Propos de Michel Rocard recueillis par Baptiste Legrand
le lundi 2 novembre 2009 – Nouvelobs.com
National identity by Rocard: “stupid debate”

As we enter the “great debate on national identity,” Nouvelobs.com call Michel Rocard: “The idea that national identity and do doubt that we should discuss it again amazes me,” explains the ‘former prime minister, because “the logic of production of France is destroyed if the farm. Interview.
Is there a debate on national identity?
Michel Rocard : – This does not inspire me much good. The France is undoubtedly one of the Western countries which the strongest national identity. People like Louis XIV, Napoleon Bonaparte and Charles de Gaulle are high generators of identification. And then France has the distinction of being different from all other European countries on one major point. But that requires taking the time to read the story.
The great empires that have emerged around the world – America, Africa, as in the Middle East or Asia – are almost always respectful of religious and linguistic identities of the territories they absorb. But in Europe we have another tradition, much more demanding in the unification of the territories. Is that of kingdoms. We have no empire that succeeded, but eight or nine linguistic and religious communities – as their main language, which will create nations, each with their kings and their princes. For a millennium and a half, they will defend each other and build an identity. It’s true Portugal. It is also true of theSpainEven if a little difficulty with the language Catalonia and Basque Country. It is also true of theEngland and Dutch-speaking community, which will take the form of the United Provinces, the Netherlands. This is true of PolandIs also true of the Hungary and Russia.
There are two delays in the constitution of nations: theItaly and theGermany. But still Italy and Germany have these characteristics to be linguistic communities, which give a bit after the other a state structure.
La France is an absolutely unique event. A small area militarized – Ile-de-France, Val de Loire – will produce a national linguistic community. The French language is the Loire Valley, his birthplace. This community will militarization, because it is small and because it is exposed in a plain area. Therefore, the kingdom of France will develop extending military, Well beyond his linguistic community. The birth of France is achieved by military conquest of at least five cultures – the culture I call coincidence between a language and a way of praying. I am referring to Britain, Occitan, Alsace, a part of Flanders, Corsica, and then our little piece of the Basque Country. You remember the Albigensian war? It would have been between 400 and 500,000 dead, with military technology of the time – and the kindness of Simon de Montfort. It is the conquest by the North while the South which, south of a line from Bordeaux to Grenoble, spoke Occitan.
That’s the France. The central government is built militarily, this is not the product of a community. All this is quite amazing and gives to France a very specific identity which is much less marked by the birthright. Very soon, there is a national feeling surprisingly, by sharing memories of events.
The victory of Philip Augustus Bouvines [in 1214, Ed] allows a kind of national pride. It has a little of David against Goliath in the battle of the little kingdom of France against the vastness that was about to confederate, the Holy Roman Empire. And it has cracked the empire.
Then the moment of great national crystallization is the battle of ValmyDuring the Revolution [in 1792, Ed]. The troops commanded by Dumouriez, it is estimated that less than 20% those who spoke French.
And then comes the Third Republic with his black hussars [teachers, Ed] which impose French in all schools.
All this gives us an art of living together, sometimes with considerable indifference to the birthright, and thus increase the identity of choice of culture and commitment to a common destinyLargely shaped by the Revolution. And all this is quite beautiful. There was even live this identity in Martinique, Guadeloupe, Senegal and in almost all colonies.
The idea that all this may do and need to discuss it again amazes me. This identity is absolutely wonderful, which it is true that the hardened when it is taken as Le Pen. Because Le Pen basically denies the reality of membership in this nation of people who are 150 years. My mother was Tilt. This means that myself, I must be a French diplomatic success of Napoleon III, whereas Le Pen, I am a Rital.
It does me no pleasure to reopen the conversation. I think it completely stupid. We must see that logic manufacturing of France be destroyed if the farm. It is a logical openness. The France is defined as a kind of ongoing pride. I am a Protestant. This means that my ancestors are considered French mystery since that day in August 1789 when the Constituent Assembly has made people turn the French Protestants, Jews, actors and people of color.
In the idea of stopping the movement of generosity, it is something that shocks me. Because opening the debate is to seek writing a formalization of the instant description of what the French identity. But it was in the story completely scalable. And after all, if it decides that it is the date of August 3, 1789 that stops the production of France, I cease to be citizens.
Is it not also the issue of immigration is that implied in the debate over French identity?
- La France has since the mid-nineteenth land depression population. There had already 1935-36 to 4.5 million foreigners in France. And the press at the time showed that some segments of the population treated immigrants – Italians, Poles, Belgians … – like dogs. The press today dare not, with regard to Arabs or blacks, use the terminology, the insults and assumptions that hawked the France between the wars. All these men have become French citizens. The France is made like that! Pose the problem of immigration, it raises the question of the date on which stops the welcome that we wished all those who have become French in from elsewhere, and are today good third or half, of our total population. So from when you spit?
Exalt France is one thing. I’m not French as possible. I am desperately proud to be born by chance in this country. But I do not feel that the chance that it is either closed to others in the name of sectarianism that is not in our history. And I greatly fear that to open the debate does not lead as often in France, by a desire to formalize, to describe and put into text, which will freeze. It’s ridiculous … It’s silly because I dare not cherish the hope that in this immigration debate, the victory goes to this definition: France is the only national identity in the world that definition constantly evolving and being agglomerated new sensibilities and new representations of language or skin colors.
It’s your definition?
- Yes. Absolutely. In 1789, the French shook off the yoke of absolute monarchy. All three levels come together, they wrote the Declaration of Human Rights and the Citizen, and it never occurs to them the idea to write for them. They write for the world. The first two words are “Men”Without distinction geographical, linguistic or racial.” Men are born and remain free and equal in rights. Social distinctions may be based only on common utility. ”
It is a cultural trait. And any idea that the gift of France to the world what the text might be tarnished by the fact that we give more importance to some men who gathered in the hex on some others it is an outrage the size of France.
The debate over national identity in France is it restarted to electioneering purposes?
- The electoral prospects can not be separated, it’s true. But when we open the debate, the electoral prospects disappear. There is the issue, and there we going to do. One could imagine this debate as a mere cultural enrichment for all, as an inventory of facts founders. If it was time to talk about Bouvines, I find it very well. They could laugh all drunk baptism of Clovis.
My fear is that we put border where they do not need. Because talk of national identity convince us that there is more substance, something qualitatively different between those who are French and those who do not but would still be living in our territory. That’s the risk. Because the issue is a decent inclusion of all these people, as we have always done.
About Michel Rocard collected by Baptiste Legrand
Monday, November 2, 2009 – Nouvelobs.com
Nationale Identität durch Rocard: “dumm Debatte”

Als wir die “großen Debatte über nationale Identität geben”, Michel Rocard Nouvelobs.com nennen: “Die Vorstellung, dass die nationale Identität und keinen Zweifel daran, dass wir darüber reden wieder erstaunt mich”, erklärt der “Ex-Premier, denn” die Logik der Produktion von Frankreich zerstört wird, wenn der Farm. Interview.
Gibt es eine Debatte über nationale Identität?
Michel Rocard – Dies gilt nicht inspirieren mich sehr gut. Das Frankreich ist zweifellos eines der westlichen Länder, die die stärkste nationale Identität. Leute wie Louis XIV, Napoleon Bonaparte und Charles de Gaulle sind hoch Generatoren der Identifikation. Und dann hat Frankreich die Auszeichnung als aus allen anderen europäischen Ländern unterschiedlich auf einem wichtigen Punkt. Aber das ist die Zeit nehmen müssen, um die Geschichte zu lesen.
Die großen Reiche, die um die Welt gekommen sind – Amerika, Afrika, im Mittleren Osten oder in Asien – sind fast immer Respekt vor der religiösen und sprachlichen Identität der Gebiete, die sie zu absorbieren. Aber in Europa haben wir eine andere Tradition, viel höhere Anforderungen an die Vereinigung der Gebiete. Ist das der Reiche. Wir haben kein Reich, das gelungen, aber acht oder neun sprachlichen und religiösen Gemeinschaften – als ihre Hauptsprache, die Völker zu schaffen jeweils mit ihren Königen und Fürsten werden. Für ein und ein halbes Jahrtausend, werden sie sich gegenseitig zu verteidigen und eine Identität aufzubauen. Es ist wahr, Portugal. Es ist auch für dieSpanienSelbst wenn ein wenig Schwierigkeiten mit der Sprache Katalonien und Baskische Land. Es ist auch für dieEngland und Niederländisch sprechenden Gemeinde, die die Form der Vereinigten Provinzen, nehmen die Niederlande. Dies gilt für PolenIst auch für die Ungarn und Russland.
Es gibt zwei Verzögerungen in der Verfassung der Völker: DieItalien und derDeutschland. Aber noch Italien und Deutschland haben diese Eigenschaften zu sein Sprachgemeinschaften, die ein Bit nach dem anderen Staat Struktur zu geben.
La France ist ein absolut einzigartiges Ereignis. Ein kleiner Bereich militarisiert – Ile-de-France, Val de Loire – wird eine nationale Sprachgemeinschaft zu produzieren. Die Sprache ist Französisch die Loire-Tal, seinem Geburtsort. Diese Gemeinschaft wird die Militarisierung, weil es klein ist und weil es in einem einfachen exponierten Fläche. Daher wird die Entwicklung des Königreichs Frankreich Ausweitung militärischer, Der weit über seine Sprachgemeinschaft. Die Geburt von Frankreich ist durch militärische Eroberung von mindestens fünf Kulturen erreicht – die Kultur nenne ich zufällig zwischen einer Sprache und Art des Betens. Ich beziehe mich auf Großbritannien, Okzitanisch, Elsass, einen Teil von Flandern, Korsika, und dann wird unser kleines Stück des Baskenlandes. Sie erinnern sich der Albigenser-Krieg? Es würde zwischen 400 und 500.000 Toten wurden mit militärischen Technologie der Zeit – und die Güte des Simon de Montfort. Es ist der Eroberung durch den Norden, während im Süden, die südlich einer Linie von Bordeaux nach Grenoble, sprach Okzitanisch.
Das ist das Frankreich. Die Zentralregierung ist militärisch gebaut, das ist nicht das Produkt einer Gemeinschaft. All dies ist schon erstaunlich und gibt nach Frankreich eine sehr spezifische Identität die viel weniger von den markierten Geburtsrecht. Sehr bald gibt es ein nationales Gefühl überraschend, dass durch den Austausch von Erinnerungen an die Ereignisse.
Der Sieg von Philipp August Bouvines [in 1214, Ed] ermöglicht eine Art von Nationalstolz. Es hat ein wenig von David gegen Goliath in der Schlacht von dem kleinen Königreich Frankreich gegen die Weite, die kurz davor war Verbündeter, das Heilige Römische Reich. Und es hat das Reich geknackt.
Dann ist die Zeit der großen nationalen Kristallisation ist die Schlacht von ValmyWährend der Revolution [im Jahr 1792, Hrsg.]. Die Truppen von Dumouriez geboten wird geschätzt, dass weniger als 20% jener, die Französisch sprechen.
Und dann kommt die Dritte Republik mit seinem schwarzen Husaren [Lehrer, Hrsg.], die Französisch in allen Schulen einzuführen.
All dies gibt uns die Kunst des Zusammenlebens, manchmal mit großer Gleichgültigkeit gegenüber der Erstgeburt, und somit zur Erhöhung der die Identität der Wahl der Kultur und ihr Engagement für ein gemeinsames SchicksalWeitgehend geprägt ist von der Revolution. Und all das ist sehr schön. Es gab sogar leben diese Identität in Martinique, Guadeloupe, Senegal und in fast allen Kolonien.
Der Gedanke, dass all dies tun können und müssen, um es nochmals zu diskutieren wundert mich. Diese Identität ist absolut wunderbar, das ist es richtig, dass die gehärteten, wenn sie als Le Pen genommen wird. Weil Le Pen bestreitet grundsätzlich die Realität der Mitgliedschaft in dieser Nation der Menschen, die 150 Jahre sind. Meine Mutter war Tilt. Dies bedeutet, dass ich mich, ich muß ein Französisch diplomatischen Erfolg von Napoleon III, während Le Pen, ich bin ein Rital.
Es tut mir kein Vergnügen, das Gespräch wieder aufzunehmen. Ich glaube, es completely stupid. Wir sehen muss, dass Logik Fertigung von Frankreich vernichtet werden, wenn der Betrieb. Es ist eine logische Offenheit. Die Frankreich ist als eine Art der laufenden Stolz definiert. Ich bin ein Protestant. Dies bedeutet, dass meine Vorfahren sind Französisch als Geheimnis seit jenem Tag im August 1789 bei der konstituierenden Versammlung gemacht hat, Menschen wiederum die Französisch Protestanten, Juden, Schauspieler und Menschen in Farbe.
In der Idee der Abbruch der Bewegung der Großzügigkeit, sondern etwas, das erschreckt mich. Da die Debatte zu suchen ist schriftlich eine Formalisierung des Augenblicks Beschreibung dessen, was die Identität Französisch. Aber es war in der Geschichte vollständig skalierbar. Und nach allem, wenn er entscheidet, dass es dem Datum August 3, 1789, dass die Produktion in Frankreich nicht mehr ist, ich aufhören, Bürger zu sein.
Ist es nicht auch die Frage der Einwanderung ist, dass in der Debatte über Französisch Identität impliziert?
- La France hat sich seit der Mitte des neunzehnten Land Depression Bevölkerung. Es war bereits 1935/36 auf 4,5 Millionen Ausländern in Frankreich. Und die Presse zum Zeitpunkt ergab, dass einige Teile der Bevölkerung Einwanderer behandelt – Italiener, Polen, Belgier … – wie die Hunde. Die Presse heute wagen es nicht, im Hinblick auf die Araber oder Schwarze, die Terminologie, die Beleidigungen und Annahmen, die kolportiert die Frankreich zwischen den beiden Weltkriegen. Alle diese Männer haben sich Französisch Bürger. Die Frankreich ist wie gemacht! Pose das Problem der Einwanderung, stellt sich die Frage nach dem Zeitpunkt, zu dem nicht mehr die zu begrüßen, dass wir alle diejenigen, die sich in Französisch aus anderen Ländern wollte, und heute Gut ein Drittel oder die Hälfte der Gesamtbevölkerung. Also ab, wenn Sie spucken?
Exalt Frankreich ist eine Sache. Ich bin nicht Französisch als möglich. Ich bin verzweifelt stolz darauf, durch Zufall in diesem Land geboren werden. Aber ich fühle mich nicht, dass die Wahrscheinlichkeit, dass sie entweder an andere ist, im Namen der Sektierertum geschlossen, die nicht in unserer Geschichte. Und ich fürchte sehr, dass die Debatte nicht führen, wie so oft in Frankreich, von dem Wunsch zu formalisieren, zu beschreiben und ins Text, der Frost wird geöffnet. Es ist lächerlich … Es ist dumm, weil ich es nicht wagen, der Hoffnung, dass in diesem Einwanderungsdebatte, geht der Sieg zu schätzen diese Definition: Frankreich ist das einzige nationale Identität in der Welt, die Definition ständig weiterentwickelt und wird agglomeriert neue Sensibilität und die neue Darstellungen der Sprache oder Hautfarbe.
Es ist Ihre Definition?
- Ja. Absolut. Im Jahre 1789 erschütterte das Französisch, das Joch der absoluten Monarchie. Alle drei Ebenen zusammen kommen, sie schrieb die Erklärung der Menschenrechte und des Bürgers, und es geschieht niemals, um sie auf die Idee, für sie zu schreiben. Sie schreiben für die Welt. Die ersten beiden Worte “Männer”Ohne Unterschied geografischen, sprachlichen oder Rasse.” Die Menschen werden geboren und bleiben frei und gleich an Rechten. Die sozialen Unterschiede können nur auf gemeinsamen Nutzen beruhen. ”
Es ist eine Kultur ist. Und jede Idee, dass die Gabe von Frankreich in der Welt, was der Text kann durch die Tatsache, dass wir mehr Bedeutung zu geben einige Männer, die in der hex auf einige andere sammelten es ist ein Skandal getrübt werden von der Größe Frankreichs.
Die Debatte über nationale Identität in Frankreich ist es wieder zu wahltaktischen?
- Die Wahlchancen nicht getrennt werden können, es ist wahr. Aber wenn wir die Debatte eröffnen, verschwinden die Wahlchancen. Es ist die Frage, und wir tun. Man könnte diese Debatte als eine bloße kulturelle Bereicherung für alle vorstellen, ist eine Bestandsaufnahme der Fakten Gründer. Wenn es Zeit, über Bouvines sprechen, finde ich es sehr gut. Sie konnten lachen alle betrunken Taufe von Clovis.
Meine Befürchtung ist, dass wir setzen Grenze, wo sie brauchen nicht. Da die Rede von der nationalen Identität zu überzeugen uns, dass es mehr Substanz, etwas qualitativ anderes zwischen denen, die Französisch und sind diejenigen, die nicht tun, sondern wäre noch am Leben in unserem Gebiet. Das ist das Risiko. Da das Problem ist eine menschenwürdige Aufnahme von all diesen Leuten, wie wir es immer getan haben.
Über Michel Rocard zusammengestellt von Baptiste Legrand
Montag, November 2, 2009 – Nouvelobs.com