Angolagate: hangover in Luanda (English, German & French)

Angola – Politique
France(1169) – procès(212) – Angolagate(21) – Pierre Falcone(15)
03/11/2009 10:37:22 | Jeune Afrique | Par : Pierre-François Naudé
Angolagate : gueule de bois à Luandaangolagate
Condamné à six ans de prison ferme, Pierre Falcone a été aussitôt écrouéCondamné à six ans de prison ferme, Pierre Falcone a été aussitôt écroué© Olivier Coret/Fedephoto.com

À Luanda, les réactions au jugement rendu le 27 octobre dans l’affaire de l’Angolagate ne se sont pas fait attendre. Dès le lendemain, le gouvernement angolais s’est publiquement exprimé sur le dossier – une première depuis le début de l’instruction, en 2000. Dans un communiqué peu diplomatique, il fait état de sa « stupéfaction » et dénonce « un procès déséquilibré et injuste, lié à des considérations et des motivations politiques ».

En France, c’est le cas de Charles Pasqua qui a suscité le plus de remous. Condamné pour trafic d’influence à trois ans de prison, dont deux avec sursis, l’ancien ministre a demandé « la levée du secret défense dans toutes les affaires de ventes d’armes afin que l’on sache s’il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié ». Dans son viseur, les ex-Premiers ministres Édouard Balladur et Alain Juppé, mais surtout l’ancien président Jacques Chirac, qu’il a accusé à demi-mot d’être responsable de ses ennuis judiciaires.

Par la sévérité de son jugement, le président de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Baptiste Parlos, a jeté un pavé dans le marigot françafricain. Mais il indispose aussi les plus hautes autorités angolaises en rejetant sèchement la requête en nullité déposée par Luanda à l’ouverture du procès, le 6 octobre 2008. L’Angola arguait du caractère sensible et confidentiel de nombreuses pièces versées au dossier de l’instruction, ainsi que du droit à l’immunité de ses « délégataires ». En quelques secondes, le juge a balayé cette argumentation. Pour lui, il n’existe aucune trace antérieure à 1996 attestant qu’Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone étaient des mandataires de l’Angola. Or le « trafic illicite » d’armes pour lequel ils étaient mis en examen – un marché de 790 millions de dollars, qui aurait rapporté près de 400 millions de bénéfices – avait commencé en 1993. Dans le cas de Falcone, il s’agissait aussi de déterminer s’il bénéficiait de l’immunité attachée à sa qualité de ministre conseiller auprès de la délégation permanente de l’Angola à l’Unesco, poste qu’il occupe depuis 2003. « La Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques est très claire », a rappelé Jean-Baptiste Parlos. Dans son article 31, elle établit que « l’agent diplomatique jouit de l’immunité de la juridiction pénale de l’État accréditaire ». Mais dispose, dans son article 38, que si ledit agent a la nationalité de l’État accréditaire, ce qui est le cas, il n’est couvert « que pour les actes officiels accomplis dans l’exercice de ses fonctions ». Et l’on voit mal en quoi la vente d’armes aurait un rapport, même lointain, avec les activités de l’Unesco. Falcone, à l’instar de Gaydamak, écope donc de six ans d’emprisonnement ferme pour commerce illicite d’armes, mais aussi trafic d’influence, abus de confiance et abus de biens sociaux. Il est aussitôt écroué.

« Pour les milieux économiques franco-angolais, c’est une véritable douche froide », soupire un conseiller de la mission économique française à Luanda. « Total et Castel, les deux principaux investisseurs français, ont du souci à se faire. » Quant à l’Agence française de développement (AFD), qui a rouvert ses bureaux dans la capitale angolaise après huit ans d’absence, elle attend depuis plusieurs mois l’aval du gouvernement angolais pour lancer des projets à hauteur de 160 millions d’euros. « Pour l’instant, c’est l’incertitude qui prévaut », reconnaît son directeur, Étienne Woitellier. Seule lueur d’espoir pour les investisseurs français, des rumeurs faisant état de la détérioration des relations entre le président angolais Eduardo dos Santos et Pierre Falcone. Avant de lire son jugement, le juge Parlos a déclaré avoir reçu, la veille de l’audience, une lettre du président angolais. Celui-ci y renonçait à sa demande de restitution des pièces confidentielles versées au dossier de l’instruction.
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Angolagate: hangover in Luandaangolagate
Condamné à six ans de prison ferme, Pierre Falcone a été aussitôt écrouéSentenced to six years in prison, Pierre Falcone was immediately imprisoned© Olivier Coret / Fedephoto.com

In Luanda, the reactions trial made October 27 in the case of Angolagate did not expect. The next day, the Angolan government has publicly stated on the record – a first since the commencement of the trial in 2000. In a statement undiplomatic, he mentions his “astonishment” and denounced “an unbalanced and unfair trials, tied to considerations and political motivations.”

In France, in the case of Charles Pasqua, who has generated the most stir. Convicted of influence peddling to three years imprisonment, two suspended, the former minister asked “unblinding of Defense in all cases of sales of weapons so that we know if there have been returns of committees in France and who has benefited. ” In the viewfinder, the former Prime Minister Édouard Balladur and Alain Juppé, but especially the former President Jacques Chirac, whom he accused a hint of being responsible for his legal troubles.

For the severity of its ruling, the 11th President of the Chamber of the Criminal Court of Paris, Jean-Baptiste Parlos, threw a stone into the creek françafricain. But he also antagonized the highest authorities in Angola curtly dismissing the petition for nullity filed by Luanda at the trial, October 6, 2008. Angola argued the sensitive and confidential nature of many documents in the file of the investigation, and the right to immunity from its “delegated”. Within seconds, the judge brushed this argument. For him, there is no record prior to 1996 showing thatArcadi Gaydamak and Pierre Falcone were representatives of Angola. But the “smuggling” of weapons for which they were indicted – a market of 790 million, which would have generated nearly 400 million of profits – began in 1993. In the case of Falcone, it was also to determine if given immunity attached to his capacity as Minister Counselor at the Permanent Delegation of Angola to UNESCO, a position he has held since 2003. “The Vienna Convention of 1961 on Diplomatic Relations is very clear,” said Jean-Baptiste Parlos. In Article 31, it states that “the diplomatic agent shall enjoy immunity from criminal jurisdiction of the receiving State.” But states in its Article 38 that if that agent has the nationality of the receiving State, which is the case, it is covered “for official acts performed in the exercise of its functions”. And it is unclear how the sale of weapons would be a report, even remotely, with the activities of Unesco. Falcone, like Gaydamak, then scoop six years imprisonment for illegal arms trade, but also influence peddling, embezzlement and abuse of social goods. He was immediately imprisoned.

“For the economic Franco-Angolan, a veritable cold shower,” sighs an adviser of the French economic mission in Luanda. “Total and Castel, the two main French investors have the desire to do.” As for the French Development Agency (AFD), which has reopened its offices in Luanda after eight years absence, she has been waiting several months down the Angolan government to launch projects worth 160 million euros. “For now, it’s the uncertainty,” says its director, Stephen Woitellier. The only glimmer of hope for French investors, the rumors of the deteriorating relations between the Angolan President Eduardo dos Santos and Pierre Falcone. Before reading his ruling, Judge Parlos said he received the day before the hearing, a letter from the President of Angola. It renounced its demand for return of confidential documents in the file of the investigation.
Condamné à six ans de prison ferme, Pierre Falcone a été aussitôt écrouéVerurteilt zu sechs Jahren Gefängnis, wurde Pierre Falcone sofort inhaftiert© Olivier Coret / Fedephoto.com

Angolagate: Gerichtsverfahren in Luanda
angolagate
In Luanda, die Reaktionen Gerichtsverfahren 27. Oktober bei der Angolagate aus nicht erwartet. Am nächsten Tag hat die angolanische Regierung öffentlich zu Protokoll erklärt – eine erste seit dem Beginn der Studie im Jahr 2000. In einer Erklärung undiplomatisch, nennt er seine “Verwunderung” und verurteilte “eine unausgewogene und unfaire Prozesse, die Überlegungen und politischen Motivationen gebunden.”

In Frankreich, im Falle von Charles Pasqua, der generiert hat die meisten Aufsehen. Von Bestechung zu drei Jahren Haft verurteilt, ausgesetzt, zwei, der ehemalige Minister gefragt “Entblindung of Defense in allen Fällen der Verkauf von Waffen, so dass wir wissen, ob es die Renditen der Ausschüsse in Frankreich und wer profitiert hat. ” Im Sucher, der ehemalige Premierminister Édouard Balladur und Alain Juppé, vor allem aber den ehemaligen Präsidenten Jacques Chirac, den er beschuldigte einen Hinweis verantwortlich zu sein für seine juristische Probleme.

Für die Schwere der Entscheidung, warf der 11. Präsident der Kammer des Strafgerichts von Paris, Jean-Baptiste Parlos, einen Stein in die Bucht françafricain. Aber er hat auch antagonisiert den höchsten Behörden in Angola kurz Zurückweisung der Petition für die Nichtigkeit von Luanda in der Hauptverhandlung, October 6, 2008 eingereicht. Angola machte der sensible und vertrauliche Charakter vieler Dokumente in der Akte der Untersuchung, und das Recht auf Immunität von dessen delegiert “. Innerhalb von Sekunden, gebürstet der Richter dieses Argument zurück. Für ihn gibt es keine Aufzeichnungen vor 1996 zeigen, dassArcadi Gaydamak und Pierre Falcone waren Vertreter von Angola. Aber der “Schmuggel” von Waffen, für die sie angeklagt – ein Markt von 790 Millionen, die fast 400 Millionen Gewinn generiert würden – begann im Jahr 1993. Im Falle von Falcone, war es auch um festzustellen, ob angesichts Immunität seiner Eigenschaft als Gesandter Botschaftsrat an der Ständigen Delegation von Angola bei der UNESCO, eine Position, die er seit 2003 statt beigefügt. “Das Wiener Übereinkommen von 1961 über diplomatische Beziehungen ist ganz klar”, sagte Jean-Baptiste Parlos. In Artikel 31 heißt es, dass “die Diplomaten Immunität von der Strafgerichtsbarkeit des Aufnahmestaats zu genießen.” Doch besagt in Artikel 38, dass, wenn die Zahlstelle die Staatsangehörigkeit des Aufnahmestaates, was der Fall ist, wird es fallen “für Amtshandlungen im Rahmen der Ausübung ihrer Aufgaben durchgeführt. Und es ist unklar, wie der Verkauf von Waffen ein Bericht, auch nur im Entferntesten mit den Tätigkeiten der UNESCO würde. Falcone, wie Gaydamak, dann scoop sechs Jahren Haft wegen illegalen Waffenhandels, aber auch Bestechung, Veruntreuung und Missbrauch von sozialen Gütern. Er wurde sofort inhaftiert.