I did not understand what the writer Slimane Zeghidour called “the family secret of the Republic. (English, German & French)
Comment la France pille l’Afrique
(Le Messager 04/11/2009)
Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain Slimane Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ».
Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.
Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée.
Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le gouvernement d’autre part. J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.
Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.
Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo
Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l’hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le président gabonais dit qu’il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle. Lorsque au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et des médias.
A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.
Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.
La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola, en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination. Pendant la guerre, les affaires continuaient…Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.
Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.
L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.
Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.
La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des Ong, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?
L’indépendance en Afrique : une mascarade
Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest. L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.
J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses. La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.
Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.
Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés. Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-Est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.
La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Magrheb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…
La France de 1789, incompatible avec la françafrique
La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.
Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.
* Le titre et les inter-titres sont de la rédaction
Extrait de
La force qui nous manque
Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages
© Copyright Le Messager
(The Messenger 04/11/2009)
I did not understand what the writer Slimane Zeghidour called “the family secret of the Republic.”
When I took over the investigation of the Elf affair, I had facing me the powerful oil French, I did not like their arrogance, the way they had to use in crates, but when they invoked the best interests of the country was ready to believe them. I left several years on secondment to the Ministry of Finance, surrounded by senior officials of integrity, of an absolute power. I trust in the institutions of my country of adoption. I never imagined that the purpose of leaders of national oil companies was something that the common good. I was tracking the drift and not the system itself.
Yet during my investigation, I discovered an underground world. Magistrate, limited by the scope of my referral and national responsibility, I had to stop on the threshold of some doors, which led to foreign countries. I discovered that the roads would have been exciting to go back, connections that m’ahurissaient. With numbers, accounts, we had our eyes on deciphering a vast network of institutionalized corruption, whose son was connected directly to the Elysee.
It was not my role to draw political conclusions, but I kept the footprint. We then designed a comprehensive plan, I always with me. It is eight feet when unfolded. It winds from the office of a Director of Elf Petroleum, up accounts obscure powered by Gabon in the hands of Omar Bongo: forty years in power and a recurring difficulty in distinguishing his piggy bank and its family of First, the state budget and the government on the other. I take this pattern often with me, over the appointment. I spread out on tables, like a captain in battle leaves its old maps. The positions may have changed, the camouflage techniques were sophisticated, but the system is there: the tyrants are friends, that France has placed in power and it protects the wealth and influence by vast networks of corruption in exchange they watch over the interests and resources of French companies came digging. All this beautiful world has an interest in anything, ever, stimulates neither the institutions nor the economies.
And if I pause a moment in Gabon, what do I see? A rich country that exports more than thirteen billion dollars of crude oil per year, with GDP per capita well above the African average (6 397 $)? Or a poor country where life expectancy is estimated at 55 years for women and 53 men, leaving them a year younger than the Malagasy born in a land without oil? The infant mortality rate is particularly high in Gabon, the vaccination rate against measles is 40% against an average of 79% in developing countries. This is where the Gabon, the preserve of France, provider of the treasures of oil and uranium, a stronghold of Total-Elf first French market capitalization.
Roland Dumas ‘close friend’ of Bongo
While residents of Libreville have not benefited from the wealth of their country, because France has monopolized its mineral resources, with the complicity of a President, enlisted military service by the French army and its secret services, at the head of the country to 32 years in Paris. It was then the youngest head of state of the world. The France controls its army, its elections and protect his fortune. In return, Omar Bongo is open table several times a year, Avenue Foch or the Crillon Hotel, where he receives politicians, advertisers and journalists who have French. Everyone hurries to these hearings. In the 1990s, a French politician in the foreground, while in office, enjoyed a parallel contract “consultant” signed by Omar Bongo and largely unpaid. From Roland Dumas, President of Gabon said it was “close friend”. In anticipation, he also appreciates Nicolas Sarkozy, came to “take advice” as a candidate for president. When during the investigation, we searched the headquarters of FIBA, the Franco-Gabonese bank, we consulted the list of customers who seemed to light pen Sergeant Major. It was like a Who’s Who of France in Africa, which spoke volumes about the reverse of the Republic and the media.
To those who still believe in the selfless assistance of France in Africa, just check the figures of UNDP (United Nations Program for Development). The correlation between the regular amount of French aid and the wealth of raw materials. Clearly, one who has nothing in his basement does not expect much from Paris … It is not surprising to find the Gabon as one of the first beneficiaries of the French public aid for development. The result is distressing in terms of health system and education. The money was lost en route. It is precisely for that fact.
It is not a deviation but a consistent and reasoned. In each hearing during our investigation, we hear of physical, espionage permanent and thugs. Searches in Elf Tower Defense delivered a wealth of documents revealing the confusion of genres, we passed off the floor of Nanterre who was careful to open investigations. For yesterday Elf, Total today is a state within a state, designed by Pierre Guillaumat a former defense minister, chief of intelligence and head of the French nuclear program to serve the geopolitical interests of Paris.
Norway has used its oil to build and ensure payment of future pensions. France uses the Elf-Total assert its power. The company operates in the Gulf of Guinea, Nigeria, Congo – Brazzaville, Angola … All these countries have experienced civil war and dictatorship behind which the French hand was felt. Chaos, when it occurs, does not disturb the system. It is only to see Angola, at war for decades, but no drop of oil, never has missed its destination. During the war, it was business … The French banks, BNP-Paribas in mind, even the opportunity to develop financing packages for countries at war, with staggering rates, knowing they were not taking the least risk. Money, too, was not lost on everyone. It is a mirror in which we must not look too often the French elites.
Since I opened the folder Elf in my office in the financial gallery, I traveled physically and intellectually far from the Seine and its quays gray and blue … I learned by walking. On arrival, the picture is frightening.
Africa has remade me a Norwegian woman, proud of it. My country is rich, but he remembers being poor, a nation of immigrants looking to the new American world. His spirit of conquest, his demeanor Vikings are traces of a distant past, then came the Danish and Swedish guardianship, which we had to release. He sent to Africa Protestant missionaries, austere characters face etched, carved by the word Christian and humanitarian work, rather than the new settlers, as they still believe in the neighborhoods of white expatriates.
While the France based Elf, Norway put up the exploitation of resources in the North Sea, accumulating a reserve fund, immediately placed for future generations and carefully controlled. This small country set-aside has become the leading donor nation in dollars per capita. Of course, the Norwegian oil are not choirboys. Recent surveys have shown that some of them were paid commissions and the temptation to abuse their power is permanent. But Norway was not ashamed of what it has done its oil. What I have seen, international reports attest, is a work of hope.
The French Republic, at the same time, put up in Africa a system far from its values and the image she likes to refer to the world. How strong institutions and democratic, brilliant minds and enlightened, they could build networks systematically violating the law, justice and democracy? Why are famous journalists of all stripes, they tolerated what they saw? Why political parties and NGOs, also quick to ignite, they did not want to see?
Independence in Africa: a travesty
I do not condemn. I shared this blindness. I like them, before slipping the eye in the keyhole and take the measure of this family secret: the France remains an empire and not recover its lost power. Political independence was largely a charade in West Africa. The West closed its eyes, because France is prevalent being the “policeman” who defended half of the continent against communism. The French have left to do, for shrewdly, De Gaulle and his successors have brought their action as a bulwark against the hydra American. Elf was one of the cornerstones of this part geopolitics. The double play was facilitated by the certainty, rooted in the mentality that “there is different.” There is normal corruption, nepotism, war, violence. There is the normal presence of the French army, the pro-consuls at the embassy or at the headquarters, military camps. There is the normal direction of the presidential guards. There is normal uptake of natural resources. Besides “everyone does the same.” Young or old, left or right, no one thinks of French offended to see our soldiers carry out almost every year, a military operation in Africa, Chad, Côte d’Ivoire, Rwanda, when all make fun This came to America to police Iraq, make-up of a paint Democratic geopolitical interests and petroleum Washington. There has however many symmetries.
I recently saw a documentary on the war in Biafra, four or five half-hours of testimony gross principal actors, without comment. I was left speechless. To those born after 1970, Biafra said nothing. In this part of Nigeria’s oil-rich, ethnically, Christian and animist army by France, demanded independence. There followed a bloody war of three years, funded revolt from the Elysee through Swiss companies. French television show loved children so hungry that the French military plane brought back for treatment, she never showed the cargo of round, full of weapons … Like now, former employees of Jacques Foccart, sated in their Louis XV chairs, unemotional detail these arrangements illegal. The officers then lieutenants, generals today, tell this trick with a smile. End of the documentary. Not a word, not a line in the history books.
Tragedies like this, Africa contains dozens carefully ignored. The massacres of the Bamileke in Cameroon by France’s General de Gaulle, the Tutsi genocide committed by a regime backed by François Mitterrand, the assassinations of opponents, the manipulation of election … The liability of France in Africa ’s has nothing to envy of American imperialism in Latin America or the Middle East.
It is fashionable among French intellectuals to complain about the movement of repentance that has spread in recent years. The benefits of colonization, to include in textbooks, has even been a bill widely supported by members. Of course, the history of France in Africa and South-Eastern Asia counted as adventurers sincere, exporters, teachers or pioneers, who have stood together with the country they have discovered. In Madagascar the vazas these Blackfoot Malagasy continue to rent to me the roads and infrastructure at the time of French independence. But people are like family. We can not do the sort of memory. It is carefully hidden secrets which the wave will reach far beyond one or two generations. Children inherit everything from the misery as happiness, wealth as debt.
The French Republic is now paying the bill for his past. Just down the list of official names of North Africans born in a French department before 1962 or on the ground hexagonal since the 1970s. By law, they were and are like other French. Successive governments have yet ceased to invent paraphrases: “indigenous Muslim”, “African subject not naturalized,” Jfom (Young French of Maghreb origin), “a young immigrant background”, “son of Harkis “” young neighborhoods, “Arabo-Muslim”, “French of Arab origin”, “French Muslim” …
The France of 1789 is incompatible with the françafrique
The France is still living in Africa as if she were at home, and as if his children of African descent were not French. The development of Françafrique, our tolerance vis-à-vis the networks, all back to the secret colonial empire in this spirit that haunts like a ghost. Yes, Total, the first French company, is rich and prosperous. But the way the firm has built part of the inheritance. Who dares one days visit Nigeria, Cameroon, Gabon, Congo – Brazzaville what France owes them? Who will challenge the contracts concluded by Areva for uranium from Niger or those of the gold mines of Sadiola in Mali, two countries among the poorest in the world, which only involves a ridiculous wealth taken from their soil? The Republic has a debt he’ll have to honor. Our prosperity is fueled by wealth that we turn. In some of these undocumented migrants who risk their lives to reach Europe, it could be paid a pension instead of an eviction notice. I dream for this country I love, a collective awakening.
A France worthy of its ideals and its legacy of 1789 is inconsistent with the Françafrique: that this generation has, another can undo. Possibly.
* The title and inter-titles are writing
Extract
The strength that we lack
Eva Joly. Editions des Arenes (Paris) 190 pages
© Copyright The Messenger
Wie Frankreich geplündert Afrika
(The Messenger 04/11/2009)
Ich verstand nicht, was der Schriftsteller Slimane Zeghidour “, rief der Familie Geheimnis der Republik.”
Als ich über die Untersuchung der Elf-Affäre, hatte ich mir gegenüber der mächtigen Öl-Französisch, I didn’t like ihrer Arroganz, wie sie in Kisten zu verwenden, aber wenn sie im besten Interesse des Landes aufgerufen war bereit, ihnen zu glauben. Ich ging einige Jahre auf Abordnung an das Ministerium der Finanzen, umgeben von hohen Beamten der Integrität, der ein absoluter Macht. Ich vertraue darauf, in den Institutionen meines Landes der Annahme. Ich hätte nie gedacht, dass der Zweck der Leiter der nationalen Ölgesellschaften etwas, das die gemeinsame gut war. Ich war die Verfolgung der Drift und nicht das System an sich.
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Doch während meiner Untersuchung entdeckte ich eine unterirdische Welt. Richter, durch den Umfang meiner Überweisung und nationale Verantwortung beschränkt ist, musste ich an der Schwelle einige Türen, die ins Ausland führten zu stoppen. Ich entdeckte, dass die Straßen wurden spannende würde zurück gehen, Verbindungen, die m’ahurissaient. Mit Zahlen, Konten, hatten wir unsere Augen auf die Entschlüsselung ein ausgedehntes Netz von institutionalisierte Korruption, dessen Sohn direkt an den Elysee verbunden.
Es war nicht meine Aufgabe, politische Schlussfolgerungen zu ziehen, aber ich hielt den Fußabdruck. Wir haben dann einen umfassenden Plan entwickelt, habe ich immer mit mir. Es ist acht Meter im ausgeklappten Zustand. Er windet sich aus dem Amt als Direktor von Elf Petroleum, Konten obskuren von Gabun in den Händen von Omar Bongo powered by: vierzig Jahren an der Macht und einer wiederkehrenden Schwierigkeiten bei der Unterscheidung sein Sparschwein und seine Familie von Erstens, den Staatshaushalt und die Regierung auf der anderen. Ich nehme dieses Muster oft mit mir über den Termin. Ich ausgebreitet auf Tischen, wie ein Kapitän im Kampf hinterlässt ihre alten Karten. Die Positionen geändert haben, die Tarnung wurden ausgeklügelte Techniken, aber das System ist da: die Tyrannen sind Freunde, dass Frankreich in Kraft gesetzt und es schützt den Reichtum und den Einfluss von großen Netzen der Korruption im Austausch sie wachen über die Interessen und Ressourcen von Französisch-Unternehmen kam zu graben. Alle diese schöne Welt hat ein Interesse an etwas, immer, regt weder die Institutionen noch die Wirtschaft.
Und wenn ich einen Augenblick innehalten, in Gabun, was ich sehe? Ein reiches Land, dass die Exporte mehr als dreizehn Milliarden Dollar Rohöl pro Jahr mit einem BIP pro Kopf weit über dem afrikanischen Durchschnitt (6 397 $)? Oder ein armes Land, wo die Lebenserwartung bei 55 Jahren für Frauen und 53 Männer geschätzt, so dass sie ein Jahr jünger als die madagassischen auf dem Land geboren, ohne Öl? Die Säuglingssterblichkeit ist besonders hoch in Gabun, ist die Durchimpfungsrate gegen Masern 40% gegenüber einem Durchschnitt von 79% in Entwicklungsländern. Hier wird die Gabun, die von Frankreich zu erhalten, Anbieter von den Schätzen von Öl und Uran, eine Hochburg der Total-Elf erste Französisch Marktkapitalisierung.
Roland Dumas ‘enger Freund “von Bongo
Während die Einwohner von Libreville nicht aus dem Reichtum ihres Landes profitieren, weil Frankreich seinen Bodenschätzen monopolisiert hat, mit der Komplizenschaft von einem Präsidenten, eingetragen Militärdienst von der Armee Französisch und ihre Geheimdienste, an der Spitze des Landes und 32 Jahren in Paris. Es war damals der jüngste Staatsoberhaupt der Welt. Das Frankreich steuert ihre Armee, ihre Wahlen und sein Vermögen zu schützen. Im Gegenzug Omar Bongo ist offen Tabelle mehrmals im Jahr, Avenue Foch oder der Crillon Hotel, wo er empfängt Politiker, Journalisten, Werber und Französisch. Jeder beeilt sich, diese Anhörungen. In den 1990er Jahren ein Französisch Politiker in den Vordergrund, während im Büro, eine parallele Vertrag “Berater” von Omar Bongo und weitgehend unbezahlte unterzeichnet genossen. Von Roland Dumas, Präsident von Gabun, sagte, es sei “gute Freundin”. In Erwartung, er weiß auch Nicolas Sarkozy, kam zu “take advice” als Kandidat für das Präsidentenamt. Wenn während der Untersuchung, suchten wir das Hauptquartier der FIBA, dem französisch-gabunischen Bank, die wir konsultiert die Liste der Kunden, die Lichtgriffel Sergeant Major schien. Es war wie ein Who’s Who der Frankreich in Afrika, die Bände über die Rückseite der Republik und der Medien sprach.
Für diejenigen, die immer noch glauben, in die selbstlose Unterstützung von Frankreich in Afrika, markieren Sie die Zahlen des UNDP (United Nations Program for Development). Die Korrelation zwischen den regulären Betrag von Französisch-Hilfe und der Reichtum an Rohstoffen. Klar, einer, der hat nichts in seinem Keller nicht viel von Paris erwartet … Es ist nicht überraschend, Gabun, als einer der ersten Nutznießer der Französisch öffentliche Zuschüsse für die Entwicklung zu finden. Das Ergebnis ist in Bezug auf Gesundheit und Bildung System peinlich. Das Geld war auf dem Weg verloren. Es ist gerade diese Tatsache.
Es ist nicht eine Abweichung, sondern eine konsequente und begründet. In jeder Sitzung während unserer Untersuchung, hören wir von physikalischen, Spionage und ständige Schläger. Suchanfragen in Elf Tower Defense hielt eine Fülle von Dokumenten offenbart die Verwechslung von Genres, kamen wir vom Boden von Nanterre, die sorgfältige wurde eine Untersuchung eingeleitet. Denn gestern Elf, Total ist heute ein Staat im Staate, von Pierre Guillaumat ein ehemaliger Verteidigungsminister, Chef des Geheimdienstes und Leiter des Französisch Atomprogramm auf die geopolitischen Interessen von Paris zu dienen bestimmt.
Norwegen hat seine Öl verwendet, um zu bauen und die Zahlung der künftigen Renten zu gewährleisten. Frankreich nutzt die Elf-Total behaupten ihre Macht. Das Unternehmen operiert in den Golf von Guinea, Nigeria, Kongo – Brazzaville, Angola … Alle diese Länder haben Bürgerkrieg und Diktatur, hinter der die Französisch Hand fühlte erlebt. Chaos, wenn es auftritt, stört nicht das System. Es ist nur zu sehen, Angola, im Krieg für Jahrzehnte, aber kein Tropfen Öl, hat nie sein Ziel verfehlt. Während des Krieges war es business … Die Französisch Banken, BNP-Paribas im Auge, auch die Möglichkeit der Finanzierung Pakete für die Länder im Krieg zu entwickeln, mit saftigen wissen, dass sie nicht unter das geringste Risiko. Geld war auch nicht auf alle verloren. Es ist ein Spiegel, in dem wir nicht suchen müssen allzu oft die Französisch Eliten.
Da ich den Ordner Elf eröffnet in meinem Büro in der finanziellen Galerie, reiste ich körperlich und geistig weit von der Seine und seiner Kais grau und blau … Ich habe gelernt zu Fuß. Bei der Ankunft, das Bild ist erschreckend.
Afrika hat mich Remake eines norwegischen Frau, stolz darauf. Mein Land ist reich, aber er erinnert sich, arm zu sein, einer Nation von Einwanderern mit Blick auf die neuen amerikanischen Welt. Sein Geist der Eroberung, seine Haltung Wikinger sind Spuren einer fernen Vergangenheit, dann kam die dänische und die schwedische Vormundschaft, die wir zu veröffentlichen. Er schickte nach Afrika protestantische Missionare, Gesicht strengen Zeichen geätzt, durch das Wort christlichen und humanitären Schnitzwerk, anstatt die neuen Siedler, da sie noch in den Vierteln der weißen Expatriates glauben.
Während die Elf auf Frankreich, Norwegen setzen die Ausbeutung der Bestände in der Nordsee, sammeln einen Reservefonds, unmittelbar für die künftigen Generationen und sorgfältig kontrolliert werden gestellt. Dieses kleine Land stillgelegten Flächen hat sich der größte Geber Nation in US-Dollar pro Kopf. Natürlich sind die norwegischen Öl-Chorknaben nicht. Jüngste Untersuchungen haben gezeigt, dass einige von ihnen gezahlten Provisionen und der Versuchung, ihre Macht zu missbrauchen ist dauerhaft. Aber Norwegen schämte sich nicht von dem, was sie getan hat, sein Öl. Was ich gesehen habe, internationale Berichte, bezeugen ist ein Werk der Hoffnung.
Die Französisch Republik, zur gleichen Zeit, in Aufmachungen in Afrika ein System weit entfernt ihre Werte und das Bild, das sie gerne in der Welt verweisen. Wie stark und der demokratischen Institutionen, brillante Köpfe und aufgeklärten, konnten sie beim Aufbau von Netzwerken systematisch gegen das Gesetz, Gerechtigkeit und Demokratie? Warum sind berühmte Journalisten aller Couleur, toleriert sie, was sie gesehen haben? Warum politischen Parteien und NGOs, auch schnell zu zünden, haben sie nicht sehen wollen?
Unabhängigkeit in Afrika: eine Travestie
Ich verurteile nicht. Ich teilte diese Blindheit. Ich mag sie, vor dem Ausrutschen das Auge in das Schlüsselloch, und nehmen die Maßnahme dieser Familie Geheimnis: die Frankreich bleibt ein Imperium und nicht wieder ihre Kraft verloren. Politische Unabhängigkeit war weitgehend eine Farce in Westafrika. Der Westen schloss seine Augen, weil Frankreich weit verbreitet ist als der “Polizist”, die Hälfte des Kontinents gegen den Kommunismus verteidigt. Die Französisch links zu tun haben, für klug, hat De Gaulle und seine Nachfolger ihre Tätigkeit als Bollwerk gegen die Hydra American gebracht. Elf war einer der Eckpfeiler dieses Teils Geopolitik. Die Doppel zu spielen, war durch die Gewissheit erleichtert, in der Mentalität verankert, dass “es ist anders.” Es ist normal, Korruption, Vetternwirtschaft, Krieg, Gewalt. Es ist die normale Anwesenheit des Französisch Armee, die Pro-Konsul an der Botschaft oder in der Zentrale, Militärlager. Es ist die normale Richtung der Präsidentschafts-Wachen. Es ist normal, die Aufnahme der natürlichen Ressourcen. Neben “Jeder macht das Gleiche.” Ob jung oder alt, links oder rechts, denkt niemand beleidigt Französisch zu sehen, unsere Soldaten durchzuführen, fast jedes Jahr, eine militärische Operation in Afrika, Tschad, Côte d’Ivoire, Ruanda, wenn alle lustig machen Dies kam nach Amerika in den Irak Polizei, Make-up von einer Farbe Demokratischen geopolitischen Interessen und Erdöl Washington. Es hat jedoch viele Symmetrien.
Vor kurzem sah ich einen Dokumentarfilm über den Krieg in Biafra, vier oder fünf halbe Stunde des Zeugnisses brutto Hauptakteure, ohne Kommentar. Ich war sprachlos. Um diejenigen, die nach 1970 geboren, sagte Biafra nichts. In diesem Teil des Öls in Nigeria-reich, ethnisch, christlichen und animistischen Armee, die von Frankreich verlangte Unabhängigkeit. Es folgte ein blutiger Krieg von drei Jahren finanziert Revolte aus dem Elysee durch das schweizerische Unternehmen. Französisch TV-Show liebte die Kinder so hungrig, dass das Französisch Militärflugzeug zurück zur Behandlung gebracht, sie zeigte die Ladung von rund, voll von Waffen … Wie jetzt, ehemaliger Mitarbeiter von Jacques Foccart, in ihren Stühlen Louis XV satt, emotionslos Einzelheiten dieser Regelung rechtswidrig. Die Offiziere dann Offiziere, Generäle heute, sagen Sie diesen Trick mit einem Lächeln. Ende des Dokumentarfilms. Kein Wort, keine Zeile in der Geschichte Pfund.
Tragödien wie diese enthält Dutzende Afrika sorgfältig ignoriert. Die Massaker der Bamileke in Kamerun von General de Gaulle in Frankreich, die Tutsi-Völkermord durch ein Regime von François Mitterrand, der Ermordung von Gegnern unterstützt verpflichtet, die Manipulation der Wahl … Die Haftung von Frankreich in Afrika ’s hat nichts zu beneiden des amerikanischen Imperialismus in Lateinamerika oder dem Mittleren Osten.
Es gehört zu Französisch Intellektuellen in Mode gekommen, über die Bewegung der Buße, die in den letzten Jahren ausgebreitet hat zu klagen. Die Vorteile der Kolonisation, die in den Lehrbüchern gehören, wurde sogar ein Gesetz stark von den Mitgliedern unterstützt. Natürlich ist die Geschichte von Frankreich in Afrika und Südostasien gezählt als Abenteurer aufrichtig, Exporteure, Lehrern und Pioniere, die zusammen mit dem Land haben sie entdeckt, stand. In Madagaskar die vazas diese Blackfoot madagassischen weiterhin für mich Mieten Straßen und Infrastruktur zum Zeitpunkt der Unabhängigkeit Französisch. Aber die Leute sind wie eine Familie. Wir können nicht die Art von Gedächtnis. Es ist sorgfältig verborgenen Geheimnisse, die die Welle weit über ein oder zwei Generationen erreichen. Kinder erben alles aus dem Elend als Glück, Reichtum als Schulden.
Französisch Die Republik zahlt sich jetzt die Rechnung für seine Vergangenheit. Nur die Liste der offiziellen Namen der Nordafrikaner in einem Französisch-Abteilung vor geboren 1962 oder auf dem Boden sechseckigen seit den 1970er Jahren. Nach dem Gesetz waren und sind sie wie andere Französisch. Die aufeinander folgenden Regierungen haben noch nicht aufgehört zu Paraphrasen zu erfinden: “die einheimische muslimische”, “African Thema nicht eingebürgert,” Jfom (Junges Französisch der Maghreb-Herkunft), eine junge Migrationshintergrund “,” Sohn des Harkis “” junge Nachbarschaften “arabisch-muslimischen”, “Französisch arabischer Herkunft”, “Französisch Muslim” …
Das Frankreich von 1789 ist mit dem Françafrique unvereinbar
Das Frankreich lebt immer noch in Afrika, als ob sie zu Hause waren, und als ob seine Kinder afrikanischer Herkunft waren nicht Französisch. Die Entwicklung der Françafrique, unsere Toleranz vis-à-vis der Netze, die alle wieder auf das Geheimnis Kolonialreich in diesem Sinne verfolgt wie ein Gespenst. Ja, Total, die ersten Französisch-Unternehmen, ist reich und glücklich. Aber die Art und Weise hat die Firma Teil der Erbschaft gebaut. Wer wagt es, ein Tag besuchen Nigeria, Kamerun, Gabun, Kongo – Brazzaville, was Frankreich verdankt sie? Wer wird die Herausforderung Verträge abgeschlossen von Areva für Uran aus dem Niger oder die der Goldminen von Sadiola in Mali, zwei Länder zu den ärmsten in der Welt, das handelt sich nur um eine lächerliche Reichtum aus dem Boden genommen? Die Republik hat eine Schuld, er wird zu ehren. Unser Wohlstand ist durch den Reichtum genährt, dass wir uns wenden. In einigen dieser Menschen ohne Papiere, die ihr Leben riskieren, um Europa zu erreichen, könnte es eine Rente gezahlt werden statt einer Zwangsräumung vorbehalten. Ich träume für dieses Land, das ich liebe, ein kollektives Erwachen.
Ein Frankreich, verdient seinen Idealen und dem Erbe von 1789 ist mit dem Françafrique verstößt, dass diese Generation hat, können andere rückgängig zu machen. Vielleicht.
* Der Titel und Zwischentitel sind schriftlich
Ausschnitt
Die Kraft, die uns fehlen
Eva Joly. Editions des Arenes (Paris) 190 Seiten
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